Viol : 1 victime sur 5 garde le silence sur son agression

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Société
Photo d'illustration. Une personne souffrant de dépression.

Un rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales révèle notamment qu'une victime de viol sur cinq n'a jamais parlé de son agression à personne.

Le viol laisse les victimes directes dans un état où, au contraire d'autres types d'agression, la solution ne réside pas forcément dans un signalement de l'acte à la police. Un rapport rendu par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de révéler qu'un certain nombre de victimes choisissent de ne pas ébruiter leur viol, même auprès des autorités à même de faire arrêter leur agresseur.

Dans son étude, l'ONDRP indique que "le viol est l'agression sexuelle la plus grave et probablement la plus traumatisante pour la victime", et que, malgré tout, il s'agit de "l'une des infractions les moins signalées à la police". On apprend ainsi qu'une victime de viol sur cinq (19%) n'en a parlé à personne, et que sur celles qui ont reconnu leur agression, 13% ont porté plainte, 4% déposé une main courante et 2% se sont contentées de cette démarche.

13% des victimes de viol ont déposé plainte

62% des victimes choisissent de n'alerter ni la police, ni la gendarmerie pour s'"éviter des épreuves supplémentaires". L'ONDRP ajoute que "près de 63% des victimes se confient à un proche, 21% consultent un médecin et plus d'un quart des victimes voient un psychologue ou un psychiatre à la suite des événements".

12% des personnes ayant subi un viol ont recours à une aide téléphonique, et 9% choisissent de prendre contact avec les membres d'une association.

Un crime condamnable à 15 ans de prison

Cette enquête a été réalisée entre 2008 et 2015 auprès de 290 personnes âgées de 18 à 75 ans et ayant précédemment déclaré un viol. L'observatoire précise à ce sujet qu'"en raison de la faiblesse des effectifs de l'échantillon, la présente étude ne permet que d'apporter des ordres de grandeur" et, au contraire, n'offre pas "de connaître l'ordre dans lequel les victimes se confient aux différents interlocuteurs".

Être reconnu(e) coupable de viol entraîne une condamnation à 15 ans de réclusion criminelle.

Crédits photos : Shutterstock.com

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