Marion Maréchal-Le Pen se rapproche des mouvements royalistes

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France Marion Maréchal Le Pen, députée du Vaucluse
Marion Maréchal Le Pen, députée du Vaucluse

La benjamine des députés a assisté hier au congrès "Je suis royaliste. Pourquoi pas vous ?" organisé par le très controversé mouvement politique Action Française. Robert Ménard, proche du Front National y était lui-aussi présent.

Alors que Marine Le Pen a dressé la ligne de son parti, sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, ne cesse d'afficher ses divergences avec celle-ci, fréquentant les milieux catholiques traditionalistes et les mouvements royalistes. Alors qu'elle avait été directement visée lors du recadrage opéré par la direction du parti, Marion Maréchal-Le Pen risque cette fois encore de s'attirer les foudres de sa tante.

Marion Maréchal-Le Pen assiste au colloque d'Action Française

Action Française est un mouvement politique ouvertement royaliste et traditionaliste au passé sulfureux. Ce mouvement d'extrême droite est né en 1898 et à de suite pris position contre Dreyfus. Devenu plus tard un quotidien jusqu'en 1944 il devient monarchiste, antisémite et nationaliste. Après la guerre, le mouvement décline, faute à son soutien au régime de Vichy et au Maréchal Pétain. Il a, ces dernières années, connu un certain renouveau notamment par l'intermédiaire de la manif pour tous et le rapprochement de catholiques extrémistes.

Au grand dam de Marine Le Pen, sa nièce a donc décidé, avec Robert Ménard, le maire de Béziers et proche du Front National, de participer au colloque organisé autour de thèmes tels que "Devons-nous sauver la République ou la France ?", "Le peuple est-il vraiment souverain ?" ou bien encore "Finalement, la monarchie n’est-elle pas la meilleure des républiques ?".

Des idées communes et des divergences

Même si la député du Vaucluse ne partage pas l'ensemble des idées soutenues par le mouvement Action Française, elle reconnait que pour elle, la République n'est pas le plus important. Elle avait notamment avoué faire partie d'une "génération un peu saoulée par les valeurs de la République" ou bien encore déclaré : "Je ne comprends pas cette obsession pour la république. Pour moi, la république ne prime pas sur la France".

Même si elle ne s'avoue pas royaliste, elle assure être venue pour participer à un débat d'idées et s'est déclarée "relativement sceptique quant à la capacité de rétablir la monarchie héréditaire de droit divin". Elle n'a pas non plus hésité à envoyer une pique en direction des ténors du Front National en déclarant : "Je n'ai pas un attachement total au système des partis, leur dogmatisme en premier lieu. Un parti politique, ce n'est pas une fin en soi, c'est un moyen, je n'ai pas un attachement dynastique à un parti politique" et la benjamine de l'assemblée conclura par un : "Le Front national est peut être le plus monarchiste des partis français". Il est vrai que de nombreux militants d'Action Française font aussi partie du Front National.

Crédits photos : © Remi JDN / Wikimedia Commons

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