En bref
- Zidane supprime le défilé médiatique des Bleus
- La FFF produira seule les images d’arrivée
- Les joueurs garderont leur liberté de style
Zinédine Zidane change un rituel bien installé chez les Bleus. À partir de ce rassemblement, les joueurs de l’équipe de France n’effectueront plus leur passage devant les journalistes et photographes à leur arrivée à Clairefontaine.
La décision concerne les 23 joueurs retenus pour la Ligue des nations, attendus depuis aujourd’hui au centre national. Le lieu d’arrivée ne change pas, pas plus que le principe d’une venue en voiture. Ce qui disparaît, c’est l’accès direct des médias à ce moment très observé, devenu au fil des années un petit rendez-vous à part.
Une habitude arrêtée dès ce rassemblement
Jusqu’ici, l’arrivée des internationaux donnait lieu à ce défilé informel, scruté autant pour l’ambiance que pour les tenues. Cette fois, Zinédine Zidane y met fin dès sa première liste comme sélectionneur.
Le choix est net. Les joueurs arriveront toujours à Clairefontaine, mais sans ce face-à-face avec les caméras et les objectifs installés sur place. Pour les médias, cela change la couverture de l’un des moments les plus visuels d’un rassemblement des Bleus.
Des images toujours produites, mais par la Fédération
Les photos et vidéos ne vont pas disparaître. Elles seront réalisées par les photographes et vidéastes de la Fédération française de football, puis transmises à l’ensemble des médias, qui pourront les utiliser librement.
Le changement est donc moins une suppression totale qu’une reprise en main. En gros, la FFF garde la production des images et encadre davantage ce qui sort de l’arrivée des joueurs. C’est le point important de cette nouvelle organisation.
Zidane ne touche pas au style des joueurs
Sur le fond, Zinédine Zidane assure ne pas avoir demandé plus de sobriété. Il a même insisté sur ce point après l’annonce de sa liste, en expliquant que les joueurs arriveront « vraiment comme ils veulent ».
Son message vise autre chose. Le sélectionneur dit vouloir contrôler un peu plus les images, tout en précisant qu’il ne changera rien à la liberté de chacun sur l’apparence. Et il résume sa logique d’une formule simple, « Clairefontaine, c’est Clairefontaine », avant d’ajouter qu’une fois sur place, il n’y a plus besoin d’en faire des caisses.
Bref, les looks restent, le décor aussi. Mais le passage devant les médias, lui, s’arrête dès ce lundi à Clairefontaine.