Jusqu’ici, le plafond du malus pour l’achat d’un véhicule parmi les plus polluants était de 12.500 euros. Mardi, les députés ont voté son augmentation, pour passer à 20.000 euros maximum dès l’année prochaine. En outre, les contrôles sur l’utilisation du gazole non routier (GNR) à des fins non agricoles seront renforcés, ajoute Bercy.
« Plus vous polluez, plus vous payez »
Au mois de novembre, Bruno Le Maire avait formulé le souhait de déplafonner le malus auto, après avoir relevé qu’au-delà de 172 grammes de CO2 émis par kilomètre, il ne progressait plus. Lundi devant les députés, il déclarait ainsi : « Je ne vois pas pourquoi le malus serait progressif pour tous les véhicules jusqu’à 172 grammes et serait ensuite plafonné: plus vous polluez, plus vous payez, c’est un principe auquel nous croyons ».
Les 50 millions d’euros que ce déplafonnement doit rapporter aux caisse de l’État serviront à financer deux fonds pour les sous-traitants de la filière automobile.
Bruno Le Maire a aussi évoqué, à l’instar du tabac et de l’alcool, que les publicités liées à l’automobile mentionnent « que tel véhicule a un impact négatif sur l’environnement ».
Critiques du côté des élus LR
La mesure a fait s’élever quelques voix. Ainsi le député de l’Aveyton Arnaud Viala a alerté ses confrères et consoeurs sur le cas des Français devant utiliser leur voiture en temps de grève. Quant à Eric Woerth, président LR de la commission des Finances, il a dénoncé « une forme d’hystérie de l’augmentation du malus » et jugé qu’« il s’agit des voitures de tout un chacun », quand le gouvernement avait mentionné Porsche ou Ferrari. « Où allez-vous vous arrêter ? », a-t-il demandé.
#PLF2020 Malus Auto : pourquoi cette hystérie du gouvernement sur les malus ? Il y a "une augmentation de l'augmentation" entre la 1ère et la 2nde lecture 🤔… 60% du parc automobile Français sera touché #DirectAN pic.twitter.com/HPjgK3OYga
— Eric Woerth (@ericwoerth) December 17, 2019