Le vendredi 12 mai dernier, le président de la République Emmanuel Macron était en déplacement à Dunkerque, dans le Nord. C’est là que l’exécutif a annoncé que 6,7 milliards d’euros allaient être injectés par des investisseurs étrangers dans les batteries électriques.
Valdunes, dernier fabricant en France de roues de trains, lâché par son actionnaire chinois
À l’issue de cette journée, le chef de l’État a accordé une entrevue à La Voix du Nord. Parmi les sujets abordés, l’entreprise Valdunes qui a essuyé, la semaine passée, le retrait de MA Steel, son unique actionnaire chinois. Lequel avait acquis en 2014 le dernier fabricant en France de roues de trains, au terme d’un redressement judiciaire.
« Le ministre de l’Industrie sera à leurs côtés »
« Le ministre de l’Industrie sera à leurs côtés pour trouver un repreneur et une aide », a assuré le président Macron. « Le combat, c’est matin, midi et soir ». Et d’avoir ajouté : « Ce n’est pas parce qu’on crée des emplois à côté qu’on ne va pas se battre jusqu’au dernier quart d’heure pour Valdunes ».
Les délégués syndicaux souhaitaient une nationalisation temporaire
Mercredi soir, le ministre délégué à l’Industrie Roland Lescure avait émis le souhait que l’activité de l’entreprise puisse se poursuivre « jusqu’à la fin de l’année », le temps de retrouver un repreneur. Avait alors été évoqué « une surcapacité à Valdunes ». Le lendemain, le ministre avait reçu les délégués syndicaux de Valdunes, désireux que cette dernière soit nationalisée à titre temporaire. Maxime Savaux, secrétaire CGT du CSE, avait ensuite regretté un dialogue peu concluant à Bercy : « Nationaliser, ce n’est pas leur stratégie : ils veulent retrouver quelqu’un de sérieux pour commencer à négocier s’ils vont mettre ou pas de l’argent pour aider le nouvel actionnaire ».