Une IA développée en France identifie un cancer indétectable par les moyens actuels
Les médecins n'arrivaient pas à trouver l'origine du cancer d'un patient. Un algorithme les a finalement aidé à poser un diagnostic permettant un traitement plus ciblé.
Si l’intelligence artificielle promet de longs débats éthiques dans les mois et années à venir, il ne faut pas pour autant oublier que cet outil peut s’avérer extrêmement efficace s’il est utilisé à bon escient. Un Français de 51 ans, atteint d’un cancer que les médecins n’arrivaient pas à identifier, en a fait l’expérience. Ce dernier a en effet retrouvé l’espoir d’être soigné grâce à un algorithme créé par l’Institut Curie de Paris.
Les médecins butent sur son cancer
Ce sont nos confrères du Parisien qui relatent ce cas qui pourrait redonner de l’espoir à de nombreux malades du cancer. Tout commence quand un homme s’effondre en 2019 à cause d’une crise d’épilepsie. Après des examens effectués à l’hôpital, on lui apprend qu’il souffre d’un cancer qui a engendré des tumeurs au cerveau. Des tumeurs qui sont en fait des métastases provenant d’un cancer dont les médecins n’arrivent pas à trouver l’origine.
Ce type de cancer est appelé, « cancer primitif inconnu » et concernant 2 à 3 % des malades. Ils sont en général très graves, car difficiles à traiter de manière efficace.
L’IA pose un diagnostic
Les méthodes « traditionnelles » ne permettant pas d’établir un diagnostic précis, les médecins décident d’utiliser l’intelligence artificielle développée par les équipes de l’oncologue Sarah Watson, chercheuse au centre anticancer.
Un IA qui, grâce à son algorithme, a permis d’identifier que le cancer était parti des reins du patient. Des reins qui ne présentaient aucun signe visible de cancer.
Efficacité et espoir pour les patients
Grâce à ce diagnostic, les spécialistes peuvent désormais cibler de manière bien plus efficace le traitement de ce cancer et, s’il n’est pas sauvé, le patient a repris espoir, car sa chimiothérapie pourra être plus efficace en visant précisément l’origine de la maladie. D’ordinaire, sans diagnostic précis, ce sont des chimiothérapies à large spectre qui sont utilisées et dont l’efficacité reste faible.
L’IA de la Dre Watson se base sur une base de données de 20 000 profils ARN de tumeurs pour, en quelques minutes donner un résultat et décrire le type de cancer dans 98 % des cas. Un autre patient de 30 ans, lui aussi atteint d’un cancer du rein identifié grâce à cette méthode, a pu être sauvé. L’intelligence artificielle est déjà utilisée pour aider dans le diagnostic du cancer du sein.