Fermer

Une bonne hygiène dentaire pourrait prévenir des troubles de l’érection

Santé

Du dentifrice sur une brosse à dents. Image d'illustration.StockSnap / Pixabay

Selon une étude espagnole, un lien de cause à effet existerait entre hygiène dentaire et fonctionnement de l'appareil érectile. Bien traiter ses dents permettrait ainsi de réduire le risque de connaître des troubles de l'érection.

Prendre soin de ses dents réserverait davantage de bénéfices qu’on ne pouvait le croire jusqu’ici. Une étude clinique prenant pour base la thèse de médecine dentaire d’Amada Martín Amat, qui travaille au sein de l’université de Grenade (Espagne), a ainsi révélé qu’une bonne hygiène dentaire serait saine pour l’appareil érectile.

Pour parvenir à cette conclusion, publiée tout de même l’an passé dans le Journal of Clinical Periodontology, 180 hommes ont été sollicités, 78 d’entre eux ayant constitué le groupe de contrôle. Il a été établi que les hommes souffrant de parodontite, c’est-à-dire d’une inflammation chronique des gencives, étaient deux fois plus sujets à une dysfonction érectile. Cette dernière concerne les difficultés à obtenir ou maintenir une érection sur un délai minimum de trois mois.

Parodontite : deux fois plus de risque de connaître une dysfonction érectile

Dans le détail, ce sont les bactéries parodontales et les cytokines inflammatoires qui, de manière prolongée, conduiraient à endommager les cellules endothéliales vasculaires. On rappellera qu’un lien avait déjà été établi entre mauvaise hygiène dentaire et problèmes vasculaires.

Des bactéries et cytokines seraient précisément en cause

Slate.fr rapporte qu’il s’agit là de la première étude du genre à confirmer un lien entre parodontite chronique et dysfonction érectile sur des individus vivant en Europe, et ce indépendamment de leur statut socio-économique.

N’avaient également pas été isolés jusqu’ici des marqueurs biochimiques à même d’aider à la découverte de meilleurs traitements pour la parodontite et la dysfonction érectile. Parmi ces marqueurs, qui incluent la protéine C-réactive intervenant dans un certain nombre de processus inflammatoires, on trouve les triglycérides et l’hémoglobine glyquée (HbA1). Une augmentation de triglycérides est synonyme de risque cardiovasculaire accru, quand le dernier marqueur aide à évaluer le risque glycémique.