Un remaniement en vue ? Les postes de Dati, Darmanin et Ferrari menacés au gouvernement
Alors que l’exécutif prépare un possible remaniement, plusieurs membres du gouvernement retiennent l’attention. Parmi eux figurent Rachida Dati, Gérald Darmanin ou encore Marine Ferrari, dont la place semble aujourd’hui incertaine au sein de l’équipe ministérielle.
Tl;dr
- Dernier 49.3 adopté pour boucler le budget 2026.
- Plusieurs ministres quittent le gouvernement avant les municipales.
- Un remaniement majeur se prépare à l’approche des élections.
Vers la fin des incertitudes budgétaires
Le suspense autour du budget 2026 touche à sa fin. Vendredi 30 janvier, Sébastien Lecornu a actionné un ultime 49.3, outil constitutionnel devenu, au fil des débats tendus, le levier nécessaire pour faire adopter le projet de loi de finances.
Ce passage en force devrait mettre un terme à une période marquée par une « loi spéciale » et ses zones d’ombre, ouvrant la voie à davantage de visibilité sur la gestion publique.
Un remaniement inévitable et déjà sur toutes les lèvres
En coulisses, le pouvoir s’active déjà à composer la prochaine équipe gouvernementale. À l’approche des élections municipales, difficile d’échapper à la valse annoncée des ministres-candidats. Parmi les certitudes : Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture et engagée dans la course à la mairie de Paris, quittera bien ses fonctions. Elle l’a publiquement confirmé, scellant ainsi son sort au sein du gouvernement.
Mais elle ne sera pas seule. D’autres ministres lorgnent vers un fauteuil local : Marina Ferrari, chargée des Sports et candidate à Aix-les-Bains, ou encore Michel Fournier, en lice pour diriger Voivres. Pourtant, tous ne semblent pas prêts à rendre leur tablier aussi vite : la première espère rester jusqu’à la fin des prochains Jeux olympiques de Milan-Cortina, se tenant du 6 au 22 février.
L’Élysée comme ligne d’horizon ?
Pour certains membres du gouvernement, l’avenir pourrait s’écrire bien au-delà du scrutin municipal. Le nom de Gérald Darmanin, actuellement garde des Sceaux, circule avec insistance parmi ceux qui pourraient quitter l’exécutif. Son « tort » ? Avoir déjà en tête une ambition présidentielle – une posture qui ne séduit guère Sébastien Lecornu, peu désireux de garder auprès de lui des ministres tentés par l’aventure élyséenne.
À cette liste déjà longue viennent s’ajouter d’autres figures citées dans les couloirs du pouvoir :
- Monique Barbut, ministre discrète mais contestée suite à un différend sur les hydrocarbures avec sa collègue Naïma Moutchou
- Marie-Pierre Vedrenne, déléguée auprès du ministre de l’Intérieur.
Poursuivre l’action malgré les échéances électorales
Du côté de la majorité, le mot d’ordre reste clair : ne pas céder aux affaires courantes ni laisser filer les dossiers urgents sous prétexte d’échéances électorales imminentes.
Comme le rappelle la porte-parole Maud Bregeon, il y aura « les débats qui seront ceux de la présidentielle », mais aussi « toutes les urgences du quotidien (qui) ne peuvent pas attendre 2027 ». Une manière d’affirmer que même en pleine recomposition interne, le cap politique demeure inchangé.