Très haut débit internet : 12 millions de Français n’y ont toujours pas accès
Une étude de l’UFC-Que Choisir sur l'accès au très haut débit internet précise que le plan du gouvernement "France Très Haut Débit", lancé en 2013 ne tient pas ses engagements.
L’enquête de l’association de défenses des consommateurs l’UFC-Que Choisir est nette : près d’un foyer sur cinq est privé d’un véritable très haut débit Internet en France, soit 12 millions de consommateurs. L’association demande la création ‘d’un droit opposable’ à un accès à internet de qualité pour les usagers.
En 2013, le ‘Plan très haut débit’ visait à couvrir l’intégralité du territoire en 2022
Rappelons que le THD (Plan très haut débit) a été lancé au printemps 2013 par le gouvernement. Il visait à couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit, d’ici à 2022. Il représentait un investissement total de 20 milliards d’euros publics et privés. 3,3 milliards de subventions de l’État étaient destinés aux projets des collectivités locales dans les zones ‘non conventionnées’. A ce titre, le fonds de soutien à l’investissement local de 1 milliard d’euros en 2016, était passé à 1,2 milliard en 2017.
Les communes de moins de 1.000 habitants sont les plus touchées
A ce jour et en France ce sont les petites communes les moins équipées (celles de moins de 1.000 habitants). Les chiffres donnent ceci : 32,6 % des 8,8 millions d’habitants de « petites communes » n’ont pas de THD (30 Mbits/s) ; 18,4 % n’ont pas de « bon haut débit » (8 Mbit/s) et 10,1 % sont privés d’un Internet, même minimum (3 Mbit/s).
« Ce sont les départements les plus ruraux qui sont les principales victimes de la fracture numérique« , précise l’UFC-Que Choisir.
Persistance d’une fracture numérique géographique
L’analyse de l’éligibilité au très haut débit selon la technologie et les territoires permet de souligner la persistance de la fracture numérique géographique. Ainsi, en ne prenant en compte que les technologies filaires, l’inéligibilité à une offre en très haut débit frappe plus de 20 % des consommateurs dans 45 départements et touche même plus de la moitié des habitants dans trois départements : les Côtes-d’Armor (52,1 %), l’Ardèche (53,5 %) et Mayotte (60,9 %).