- Toy Story 5 place Jessie au centre du récit, confrontée à une nouvelle menace liée à une génération d’enfants attirés par le numérique.
- L’intrigue approfondit son passé avec Emily, en revisitant la douleur de l’abandon et en lui offrant une forme de résolution émotionnelle.
- Le film conclut enfin son arc narratif, lui redonnant un rôle majeur dans la saga tout en renforçant l’impact de Toy Story 2.
Le vrai moteur de Toy Story 5, ce n’est pas seulement la guerre entre jouets et écrans. C’est Jessie. Et là, pour les fans de Toy Story 2, ça compte vraiment.
Jessie reprend enfin le premier rôle
Depuis le premier film en 1995, la saga raconte toujours la même angoisse, celle des enfants qui grandissent et laissent leurs jouets derrière eux. Dans ce cinquième volet, cette idée passe par une génération happée par les tablettes, les jeux et les réseaux sociaux. La menace a un visage, Lilypad, et c’est Jessie qui la vit le plus mal.
Ce choix n’a rien d’anodin. À la fin de Toy Story 4, Woody l’avait désignée shérif des jouets de Bonnie. Ici, elle mène le groupe, mais surtout elle porte la blessure la plus ancienne. Dans Toy Story 2, son histoire avec Emily, racontée sans dialogue sur la chanson « When She Loved Me » interprétée par Sarah McLachlan, montrait déjà ce que ça fait d’être adorée, puis oubliée. Le film repart exactement de là.
Un détour par la maison d’Emily qui change tout
Quand Jessie et Bullseye sont retrouvés sur un trottoir, un couple âgé les ramène non pas chez Bonnie, mais à l’ancienne adresse d’Emily, toujours inscrite dans la doublure du pantalon de Jessie. Sauf qu’Emily n’habite plus là. Une autre famille a pris sa place.
Jessie tente alors de rapprocher la petite Blaze et Bonnie, pour prouver que les jouets restent un bon moyen de créer du lien. Échec. Et gros coup au moral. Elle finit par retourner vers un lieu clé de son passé, la balançoire accrochée à l’arbre où elle jouait avec Emily.
Là, le film appuie juste où il faut. Sur le tronc, Jessie découvre les mots « Jessie was here ». En creusant au pied de l’arbre, elle retrouve une boîte enterrée avec plusieurs objets des années 1980. Parmi eux, une carte révèle que la « Jessie » évoquée n’est autre que la fille d’Emily. Bref, Emily n’a jamais oublié son jouet ni ce qu’elles avaient partagé.
Pourquoi Toy Story 2 en sort encore grandi ?
C’est là que Toy Story 5 marque des points. Le film boucle l’arc de Jessie sans effacer l’abandon vécu dans Toy Story 2. Il ne transforme pas sa douleur en simple malentendu, et c’est une bonne idée. Une réunion frontale avec une Emily beaucoup plus âgée avait d’ailleurs été envisagée puis abandonnée, ce qui évite de casser la force de la blessure d’origine.
Le quatrième film l’avait laissée en soutien. Ici, elle récupère enfin la place qu’elle mérite. Et même si la source décrit Toy Story 5 comme un épisode inégal, ce retour au parcours de Jessie montre que la saga n’a pas perdu son cœur. Rien que pour ça, Toy Story 2 en ressort encore plus fort. Toy Story 5 est actuellement en salles.