Teisseire : la production de ses sirops reste bel et bien implantée en France

Image d'illustration. Boisson rafraîchissante sur table avec plage et mer en arrière planADN
Contrairement à une rumeur persistante, la production des célèbres sirops Teisseire demeure bien ancrée sur le territoire français. L’entreprise continue d’assurer la fabrication nationale de ses produits, confirmant ainsi son attachement à l’industrie locale.
Tl;dr
- La production Teisseire restera intégralement en France.
- Fermeture prévue de l’usine de Crolles en 2026.
- Rumeurs de délocalisation à l’étranger totalement infondées.
Une usine historique sur la sellette
Dans le paysage industriel français, la fermeture annoncée du site Teisseire à Crolles, en Isère, ne laisse pas indifférent. Cette usine, ouverte en 1971, s’apprête à tourner une page : à moins qu’un repreneur ne se manifeste, ses portes devraient définitivement se fermer en avril 2026. Conséquence directe de cette décision : 167 emplois sont aujourd’hui menacés.
Polémique et réactions sur les réseaux sociaux
Dès l’annonce faite le 16 octobre par la marque de sirops, les réseaux sociaux se sont enflammés. Plusieurs voix influentes ont rapidement pris position, comme l’essayiste Naïma M’Faddel, qui a dénoncé une « désindustrialisation continue » et laissé entendre que la production serait désormais transférée au Royaume-Uni et en Irlande. Sur X (ex-Twitter), son confrère Idriss Aberkane, se présentant comme « hyperdocteur », a renchéri : selon lui, les sirops Teisseire auraient survécu aux guerres mondiales… mais pas à ce qu’il qualifie d’« Apocalypse Macroniste ».
L’intégralité de la production reste française
Face à ces déclarations alarmistes, la marque a tenu à clarifier la situation. Contrairement aux affirmations relayées sur les réseaux, aucune délocalisation vers le Royaume-Uni ou l’Irlande n’est prévue. Le projet présenté par Teisseire, propriété depuis peu du groupe danois Carlsberg, affiche au contraire une volonté claire : maintenir l’intégralité de sa production sur le territoire français. D’après le service communication, contacté par mail, toutes les activités resteront en France – information confirmée et réaffirmée.
Concrètement, voici comment s’organisera cette transition :
- Slaur-Sardet, entreprise basée au Havre, reprendra la fabrication des sirops.
- Les équipes commerciales seront externalisées auprès de la PME française Marvesting.
Aucune partie des opérations ne passera donc à l’étranger.
Mise au point et perspectives incertaines pour Crolles
Le choix de fermer l’usine iséroise soulève inévitablement des interrogations sur l’avenir industriel local et les conséquences humaines. Si le maintien des activités en France rassure partiellement sur le plan économique national, c’est bien à Crolles que l’impact social se fera sentir le plus durement – sauf improbable rebondissement dans les deux années à venir.
Entre rumeurs persistantes et faits avérés, il est utile de rappeler que dans ce dossier sensible pour l’industrie agroalimentaire française, seules les déclarations officielles permettent d’y voir clair.