En bref
- Hausse des prix dès janvier 2026
- Jusqu’à 50 centimes de plus
- Le tabagisme baisse, pas ses dégâts
Plusieurs paquets de cigarettes vont désormais franchir, ou dépasser, les 11 euros. Ce seuil visé par le gouvernement dès 2022 devient un peu plus concret au 1er janvier 2026.
L’augmentation s’appuie sur un arrêté publié le 3 décembre 2025 sur le site des Douanes, puis officialisé douze jours plus tard. Pour les fumeurs, le changement sera très simple à voir, il faudra payer plus cher en caisse. Et pour certaines références, la hausse n’a rien d’anecdotique.
Le cap des 11 euros n’est plus une exception
Ce relèvement des tarifs touche de nombreux paquets de tabac au début de l’année 2026. Le mouvement prolonge une trajectoire déjà connue, avec un objectif politique affiché depuis 2022, faire passer les paquets au-dessus des 11 euros.
Dans les faits, on n’est plus dans une hausse diffuse ou presque invisible. Le nouveau palier se voit nettement sur des produits très vendus, ce qui change la perception du prix, pas seulement le ticket de caisse.
Des marques très connues prennent de plein fouet la hausse
Quelques exemples résument bien le mouvement. Winston Blue, en paquet de 20, passe de 12,50 à 13 euros. Philip Morris Gold, lui aussi en 20 unités, atteint également 13 euros. Et Marlboro Red monte à 13,50 euros.
Selon les références, la hausse peut donc grimper jusqu’à 0,50 euro par paquet. Un tableau récapitulatif des nouveaux tarifs doit permettre de tout vérifier, même si des problèmes d’affichage ont parfois été signalés sur le site dédié.
Pourquoi les fabricants augmentent leurs tarifs
Chez Philip Morris, plusieurs facteurs sont avancés. Le groupe cite d’abord la hausse des coûts logistiques et des déplacements. Mais le point le plus lourd, clairement, concerne l’éco-contribution finançant Alcome, l’organisme chargé de la lutte contre les mégots dans l’espace public.
Cette contribution a bondi de plus de 75%. C’est ce qui pèse le plus dans l’explication donnée par le cigarettier. Autre précision utile, seuls les produits classiques sont concernés à ce stade. Les cigarettes électroniques et les tabacs chauffés échappent, pour l’instant, à cette hausse.
Le tabagisme recule, pas ses conséquences sanitaires
Les autorités sanitaires observent une baisse continue du tabagisme. D’après l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, la consommation a reculé en moyenne de 7% entre 2017 et 2024.
Mais le poids sanitaire reste massif. L’Institut national du cancer rappelle que le tabac reste en France la première cause de mortalité évitable, avec environ 75 000 décès par an, dont 46 000 attribués au cancer. Dans le même temps, de nouvelles références arrivent sur le marché français, comme les « Luckies » de Lucky Strike, ainsi que certains cigares. Pas de quoi inverser, à ce stade, la tendance de fond.
Vos questions, nos réponses
Quand les nouveaux prix du tabac entrent-ils en vigueur ?
Les nouveaux tarifs s’appliquent à partir du 1er janvier 2026. Le cadre réglementaire a été fixé par un arrêté publié début décembre 2025 sur le site des Douanes, puis officialisé quelques jours plus tard.
Quelles marques sont citées parmi les plus touchées ?
Les exemples mis en avant concernent Winston Blue, Philip Morris Gold et Marlboro Red. Ces références montrent une hausse visible, avec des paquets qui atteignent 13 euros ou 13,50 euros selon les cas.
Pourquoi parle-t-on d’éco-contribution ?
Il s’agit d’une contribution destinée à financer Alcome, l’éco-organisme chargé de lutter contre les mégots jetés dans l’espace public. Sa forte augmentation, supérieure à 75%, est présentée par Philip Morris comme l’un des principaux moteurs de la hausse.
Tous les produits liés au tabac sont-ils concernés ?
Non. Les explications données précisent que les produits classiques sont touchés par cette révision tarifaire, mais pas les cigarettes électroniques ni les tabacs chauffés, du moins pour le moment.
La hausse des prix fait-elle baisser le tabagisme ?
La consommation recule sur plusieurs années, avec une baisse moyenne de 7% entre 2017 et 2024 selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Mais le tabac continue d’avoir un effet sanitaire majeur, ce qui montre que la baisse de la consommation ne suffit pas à effacer son impact.