En bref
- Star Wars: Starfighter veut proposer une histoire simple et accessible, sans dépendre de la mythologie Star Wars.
- Ce choix divise les fans, entre ceux qui veulent du renouveau et ceux qui craignent un film trop léger.
- Star Wars: Starfighter pourrait malgré tout préparer la prochaine génération de la saga, notamment autour de Rey.
Un seul mot a suffi. Simple.
Alors que Star Wars: Starfighter n’a même pas encore montré de teaser au public, les propos de son scénariste Jonathan Tropper ont déjà lancé un gros débat chez les fans. Le film, attendu pour le 50ème anniversaire de Star Wars, arrive après The Mandalorian and Grogu, premier long-métrage inédit de la saga en sept ans. Mais pour pas mal de monde, c’est bien lui qui ressemble à la vraie relance cinéma.
Un mot qui a mis le fandom en alerte
En parlant de sa méthode de travail avec le réalisateur Shawn Levy, Jonathan Tropper a expliqué que le duo voulait raconter une histoire libérée de la mythologie de la saga. L’idée, selon lui, est de se placer plus loin dans la chronologie et de réduire au maximum les barrières d’entrée pour les nouveaux spectateurs.
Il a aussi précisé que ce ne serait pas un film de la saga Skywalker, sans retour sur la Rébellion, le Premier Ordre, la Résistance ou l’Empire. C’est surtout sa formule sur un film plus simple qui a mis le feu aux réseaux sociaux, notamment sur le réseau social X. Certains y voient une bonne nouvelle, avec une page blanche enfin assumée. D’autres redoutent au contraire un épisode trop léger, voire sans vrai poids dans l’ensemble.
Pourquoi ce choix peut compter pour la saga ?
Le calcul se comprend. Sous Disney, le canon de Star Wars est devenu très dense, entre films et séries. Pour suivre toute la chronologie, il faut parfois avoir vu beaucoup de choses, y compris des programmes d’animation devenus presque indispensables pour saisir certains enjeux en live action.
Et c’est là que l’accessibilité devient un vrai sujet. Lucasfilm a déjà été critiqué pour son recours appuyé à la nostalgie et au fan service. Un film capable de se tenir seul, sans empiler les références, peut donc répondre à un besoin assez clair. En gros, retrouver l’efficacité d’un point d’entrée net.
Simple ne veut pas forcément dire mineur
Il faut aussi garder un peu de recul. On sait encore très peu de choses sur Star Wars: Starfighter. L’histoire se déroulerait cinq ans après The Rise of Skywalker et suivrait un groupe inédit de personnages. Dans ce cadre-là, des liens limités avec les autres films paraissent logiques.
Du coup, un film simple peut juste vouloir dire plus lisible, pas forcément pauvre en intrigue ou en thèmes. Après tout, A New Hope reposait lui aussi sur une trame très directe, tout en posant un univers immense. C’est peut-être cette énergie-là que visent Shawn Levy et Jonathan Tropper. Et franchement, l’idée a du sens.
Des liens existent déjà en arrière-plan
Autonomie ne veut pas dire déconnexion totale. Des rumeurs de scénario évoquent Ryan Gosling dans le rôle de Kade Auberon, chargé d’escorter un enfant vers un sanctuaire Jedi pour le protéger d’une nouvelle génération d’ennemis.
Autre bruit de couloir, un caméo possible de Daisy Ridley en Rey, qui accueillerait le jeune personnage joué par Flynn Gray dans son New Jedi Order. Si cela se confirme, le film pourrait à la fois raconter une histoire largement autonome et préparer le terrain pour la future trilogie de Simon Kinberg, possiblement liée aux épisodes 10 à 12. Voilà pourquoi cette affaire compte déjà.