En bref
- Les prix des SSD et HDD ont fortement augmenté, notamment à cause du boom de l’IA et des data centers.
- Le HDD redevient une option intéressante pour stocker beaucoup de données à moindre coût.
- Le SSD reste indispensable pour Windows, les jeux et les applications, tandis que le HDD convient mieux aux sauvegardes et archives.
Ajouter du stockage à son PC ou acheter un disque de sauvegarde n’a plus rien d’un petit achat. En quelques mois, les prix des SSD (Solid-state drive) comme des HDD (Hard disk drive) ont bondi, sur fond de ruée vers les infrastructures liées à l’IA. Et pour les particuliers, ça commence à se voir très vite en caisse.
Un achat banal qui pique désormais
Le cas le plus visible, c’est le SSD. Un modèle de 2 To vendu l’an dernier entre environ 110 euros (120 dollars) et 184 euros (200 dollars) peut aujourd’hui approcher, voire dépasser, 368 euros (400 dollars) selon la référence. Même les petites capacités suivent la même pente, avec des SSD de 256 Go autrefois autour de 23 euros (25 dollars) et désormais affichés bien plus cher.
Autre exemple parlant, un SSD portable de 1 To acheté il y a moins d’un an pour environ 78 euros (85 dollars) pour des sauvegardes macOS via Time Machine. Le même produit atteint maintenant environ 147 euros (160 dollars). Résultat, un achat autrefois presque automatique demande maintenant un vrai arbitrage.
Même les disques durs ne jouent plus les planques
On pouvait penser que les disques durs classiques seraient épargnés. Pas vraiment. Les HDD n’utilisent pas de mémoire NAND comme les SSD, donc ils ne subissent pas exactement la même tension d’approvisionnement. Mais ils profitent, eux aussi, du boom des centres de données.
Les géants du cloud achètent en masse des HDD de grande capacité, moins chers au gigaoctet pour le stockage volumineux. Et de l’autre côté, des entreprises comme des particuliers, refroidis par les tarifs des SSD, se reportent davantage sur les disques durs. Cette double pression fait grimper la demande, donc les prix.
Un HDD SATA 3,5 pouces de 4 To tournait autour de 110 euros (120 dollars) il y a un an. Il se situe maintenant vers 221 euros (240 dollars). Même logique pour un modèle 8 To, passé d’environ 184 euros (200 dollars) à 368 euros (400 dollars). Là aussi, la claque est nette.
Pourquoi le HDD redevient une option logique ?
Paradoxalement, cette hausse rend le HDD un peu plus intéressant qu’avant. Si SSD et disque dur doublent tous les deux, l’écart en euros entre les deux devient encore plus visible. Donc si la vitesse n’est pas votre priorité, le disque dur peut redevenir le choix le plus rationnel.
Mais il y a une limite claire. Installer Windows sur un HDD pour un PC de jeu reste une mauvaise idée. Les SSD sont beaucoup plus rapides et restent bien plus adaptés au système, aux applis et aux usages quotidiens.
En revanche, pour les sauvegardes, les archives photo ou vidéo, ou encore des jeux plus anciens, le HDD garde du sens. En gros, il faut réserver le SSD là où sa vitesse est presque indispensable, et utiliser le disque dur quand la capacité compte plus que le reste.