Selon Joe Biden, une trêve de six semaines entre Israël et Hamas est en discussion
Le président américain a évoqué ces discussions lors d'une allocution à la Maison Blanche en compagnie du roi Abdallah II de Jordanie.
« Les États-Unis travaillent à un accord de libération des otages entre Israël et le Hamas, qui amènerait immédiatement une période de calme d’au moins six semaines à Gaza », a affirmé jeudi 12 février le président Biden lors d’une allocution à la Maison Blanche en compagnie du roi Abdallah II de Jordanie.
Selon le démocrate, cet accord pourrait déboucher sur « quelque chose de plus durable ».
« Les éléments sont sur la table »
Et Joe Biden d’ajouter que « les éléments clés sont sur la table », tout en reconnaissant qu’« il reste encore des points à régler ».
Quoi qu’il en soit, et il a insisté, il fera « tout ce qui est possible » pour aboutir à un accord. Un membre de l’administration a précisé à l’agence Associated Press que la pression de l’armée israélienne sur la ville de Khan Younès avait incité le Hamas à considérer d’accepter un trêve.
Abdallah II pour « un cessez-le-feu durable »
Quand au roi de Jordanie, il appelle à un « cessez-le-feu durable immédiatement ». Son homologue états-unien ne le souhaite pas une fin des hostilités qui ne serait pas suspendue à des conditions, ou à durée indéterminée.
Biden et Abdallah II ont également évoqué la situation de la ville de Rafah qui constitue l’objectif d’Israël en termes d’opérations militaires. De son côté, le roi de Jordanie indique que « Nous ne pouvons pas nous permettre une attaque israélienne sur Rafah », en avançant que « la situation était déjà insupportable pour plus d’un million de personnes qui ont été poussées vers (cette ville frontalière avec l’Égypte) depuis que la guerre a commencé ».
Washington agacé par le gouvernement israélien ?
Quant à Joe Biden, s’il ne réclame pas à Israël de renoncer à l’attaque de Rafah, il martèle qu’il « fallait protéger les civils ». L’administration Biden semble de plus en plus agacée par le gouvernement Netanyahu à ce sujet.
En privé, Joe Biden l’aurait même qualifié de « asshole », soit « trou du cul » ou « connard ».