Sam Altman relance le débat sur ChatGPT et le rôle des parents

Une nouvelle sortie de Sam Altman sur l’usage familial de ChatGPT a déclenché un retour de bâton massif. Au centre, une question simple sur la place des parents.

ChatGPT
Image d'illustration. ChatGPT — OpenAI / PR-ADN

En bref

  • ChatGPT veut s’inviter dans les routines des familles avec des contenus personnalisés.
  • La proposition d’OpenAI a provoqué une réaction massive sur les réseaux sociaux.
  • Le débat dépasse l’outil lui-même et questionne notre rapport à la technologie.

La séquence a surtout tourné autour d’un rejet net. Ce qui devait ressembler à une démonstration sympa de ChatGPT a fini en débat bien plus large sur la place de l’IA dans la vie de famille.

Une idée de trajet matinal qui a vite dérapé

Vendredi, Sam Altman, patron d’OpenAI, a mis en avant ce qu’il présentait comme un usage malin de ChatGPT Work. Son idée, connecter les calendriers familiaux, renseigner les centres d’intérêt des enfants, puis demander chaque matin un podcast pour le trajet vers l’école.

Le contenu imaginé était très concret, un match de football prévu dans l’après-midi pour un enfant, l’anniversaire à venir d’un autre, un peu d’actualité, et le reste. Sur le papier, l’argument produit est limpide. Dans la vraie vie, ça a surtout réveillé une gêne assez visible.

La réponse qui a écrasé le message initial

C’est Alex Hirsch, créateur de Gravity Falls, qui a cristallisé la réaction. Sa réponse : « Et si vous parliez simplement à vos enfants ? », a circulé bien plus fort que le message de départ.

Les chiffres résument bien l’écart. Samedi matin, le post de Sam Altman tournait autour de 300 repartages et 9600 mentions J’aime. La réplique d’Alex Hirsch, elle, montait à 9000 repartages et 122.000 likes. Pas exactement le même match.

Chez les patrons de la tech, l’IA comme filtre du quotidien

Cette sortie ne tombe pas de nulle part. Elle rappelle une promesse déjà entendue chez d’autres dirigeants de la tech, celle d’une IA capable d’absorber les moments ordinaires, y compris le trajet du matin.

L’an dernier, Satya Nadella, patron de Microsoft, expliquait qu’il n’écoutait plus ses podcasts favoris en voiture. À la place, il demandait à un chatbot de lui parler de ces podcasts. Même logique, au fond, transformer une expérience humaine un peu brouillonne en interface bien propre.

Pourquoi OpenAI insiste sur les familles malgré les critiques ?

Sam Altman n’en est pas à sa première déclaration sur ce terrain. Dans l’émission de Jimmy Fallon, il disait ne pas pouvoir imaginer avoir traversé les débuts avec un nouveau-né sans ChatGPT, tout en reconnaissant juste après que les gens l’avaient fait pendant très longtemps, sans problème.

Chez OpenAI, faire entrer les parents dans l’écosystème semble compter. L’entreprise a récemment publié une offre pour recruter un chef de produit ayant de l’expérience dans des usages sensibles à la confiance pour les parents et les familles.

Mais il y a l’autre versant. La société a aussi ajouté des fonctions de sécurité pour les parents, tout en faisant face à plusieurs plaintes déposées par des parents et des familles. Elles accusent ChatGPT d’avoir joué un rôle dans des délires et des suicides de proches. OpenAI affirme de son côté améliorer en continu la manière dont ses modèles répondent lors d’interactions sensibles. Et c’est bien là que le sujet devient plus lourd qu’un simple post viral.

Jordan Servan

Spécialiste Tech

X LinkedIn Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
ChatGPT OpenAI Parents Sam Altman

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.