Lundi 11 décembre, les soutiens de l’opposant russe Alexeï Navalny ont fait savoir qu’ils cherchent depuis une semaine à le contacter, en vain.
En fin de semaine dernière puis lundi, ses avocats se sont rendus dans « deux colonies pénitentiaires (…) où Alexeï Navalny pourrait se trouver » mais d’après sa porte-parole Kira Larmich, « il n’y était pas ».
« Ils se moquent de nous »
Elle avait un peu plus tôt ajouté que cela faisait « six jours » qu’elle et son équipe se trouvaient sans nouvelles. Sur X, elle a indiqué lundi que l’une de ces prisons a informé que Navalny « ne figurait plus sur leurs registres », refusant de dire « où il avait été transféré ».
Il devait comparaître à une audience par visioconférence mais il était absent, officiellement en raison d’une panne d’électricité, selon les autorités pénitentiaires. « Ils se moquent de nous », avait commenté Kira Larmich.
Washington se dit « préoccupé »
John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis, a indiqué que les autorités américaines cherchaient à en savoir davantage. Il s’est dit « très préoccupé » par le manque d’informations relatives à l’opposant dont il demande à nouveau la libération immédiate.
Récemment, il se trouvait dans la région de Vladimir, mais il doit être transféré dans une colonie pénitentiaire à « régime spécial » dans le cadre de sa nouvelle peine de dix-neuf ans de prison prononcée en août dernier pour « extrémisme ».
De longs transferts en train
En Russie, les transferts d’une colonie pénitentiaire à une autre peuvent durer jusqu’à plusieurs semaines en train, avec des étapes. Et les proches peuvent être sans nouvelles tout aussi longtemps.
Les colonies dites « à régime spécial » consistent en des établissements pénitentiaires situés dans des régions isolées et avec des condition de détention très rudes.