Menu
24matins
Navigation : 
  • Actualité
    • Faits Divers
    • Insolite
    • Société
    • International
  • Économie
  • Santé
  • Politique
  • Sport
  • Tech
    • trackr.fr
  • Divertissement
    • Séries TV
    • Films
    • Recettes
En ce moment : 
  • France
  • Recette
  • Jardin
  • Tradition
  • SpaceX

Réseaux sociaux : l’Anses alerte sur les risques accrus de troubles mentaux chez les ados

Société > Adolescents > Réseaux sociaux
Par Jérôme Nelra,  publié le 13 janvier 2026 à 15h00.
Société
Gros plan de mains sur application de médias sociaux

Image d'illustration. Gros plan de mains sur application de médias sociauxADN

L’Agence nationale de sécurité sanitaire alerte sur les risques que présentent les réseaux sociaux pour la santé mentale des adolescents, notamment l’augmentation des cas de dépression, de troubles du comportement alimentaire et de pensées suicidaires chez les jeunes utilisateurs.

Tl;dr

  • Réseaux sociaux nuisent à la santé mentale des adolescents.
  • Filles et publics vulnérables davantage touchés.
  • L’Anses réclame des mesures strictes et protectrices.

Un rapport accablant de l’Anses

Les conclusions du dernier rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), rendu public ce mardi 13 janvier 2026, résonnent comme une alerte majeure. Après cinq années d’analyses croisées sur plus de 1 000 études, ce comité d’experts pluridisciplinaires met en évidence les risques multiples liés à l’utilisation intensive des réseaux sociaux par les adolescents.

En particulier, l’impact délétère sur le sommeil, l’estime de soi et l’exposition au cyberharcèlement inquiète fortement les spécialistes.

Des mécanismes qui fragilisent la jeunesse

Chez les jeunes de 12 à 17 ans, dont la moitié passe entre deux et cinq heures par jour sur un smartphone, les plateformes agissent comme une « caisse de résonance inédite ». Les fameux « systèmes de captation de l’attention » profitent de la vulnérabilité propre à cet âge – quête d’identité, comparaison sociale, poids du regard des pairs – alors même que leurs capacités d’auto-régulation restent limitées. Ce modèle économique, axé sur le temps passé en ligne, privilégie des stratégies telles que le défilement infini ou la personnalisation extrême des contenus afin de maximiser l’engagement… au détriment du bien-être.

Les conséquences sont nombreuses :

  • Irritabilité, troubles du sommeil et tristesse persistante ;
  • Surcharge d’images retouchées véhiculant des « idéaux normatifs » irréalistes ;
  • Exposition accrue aux contenus violents ou incitant à des conduites à risque.

L’inégalité devant le risque : filles et publics vulnérables plus exposés

L’étude souligne que les filles – mais aussi les personnes LGBTQI ou souffrant déjà de troubles psychiatriques – payent un tribut plus lourd face à ces dangers. Leur utilisation plus fréquente favorise une exposition renforcée aux stéréotypes sexistes et au cyberharcèlement.

À cela s’ajoute la pression liée aux images parfaites et aux défis dangereux relayés sans filtre par certains algorithmes.

Vers un encadrement accru ?

Face à ce constat préoccupant, l’Anses recommande d’agir en amont : restreindre les contenus nocifs (violents, pornographiques, haineux…) et obliger les plateformes à adapter leurs algorithmes ainsi que leurs interfaces pour limiter la surexposition. Des mesures législatives sont d’ailleurs en discussion – certaines portées par Emmanuel Macron, d’autres par le groupe Renaissance au Sénat – pour interdire purement et simplement ces réseaux aux moins de quinze ans. Une orientation partagée récemment par l’Australie qui a fixé le seuil à seize ans.

Dans cette perspective, Olivier Merckel, responsable chez Anses, insiste : « L’urgence est réelle : il faut instaurer des règles robustes pour protéger la santé mentale des mineurs. » Un défi considérable alors que l’intelligence artificielle renforce encore la propagation des stéréotypes et des contenus dangereux.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un rapport accablant de l’Anses
  • Des mécanismes qui fragilisent la jeunesse
  • L’inégalité devant le risque : filles et publics vulnérables plus exposés
  • Vers un encadrement accru ?
En savoir plus
  • Dès septembre 2026, les moins de 15 ans pourraient être privés d’accès aux réseaux sociaux en France
  • Papillomavirus : les dates dévoilées pour la vaccination groupée des collégiens en 2026
  • Effet « spirale » sur TikTok : pourquoi ce phénomène inquiète pour la santé des jeunes
Vous aimez nos contenus ?
Recevez chaque jour nos dernières publications gratuitement et directement dans votre boite mail
Recevoir la newsletter
  • À Propos
  • Nous contacter
  • Infos Légales
  • Gestion des données personnelles
© 2026 - Tous droits réservés sur les contenus du site 24matins  - ADN Contents -