Rénovation énergétique : un rapport préconise un triplement des aides d’ici 2030
Si le budget MaPrimeRénov' a été abondé, des députés estiment que cela n'est pas encore suffisant.
D’après Le Parisien, un rapport parlementaire conclut que la rénovation énergétique des maisons et appartements va avoir besoin d’un coup de pouce supplémentaire.
Avant lui, le gouvernement table sur un budget de MaPrimeRenov’ alourdi de 3,4 à 5 milliards d’euros.
Une augmentation insuffisante ?
Seulement, les députées Julie Laernoes (Europe écologie-Les Verts) et Marjolaine Meynier-Millefert (Renaissance) ne voient pas les choses de cette manière.
La seconde indique ainsi au Parisien : « C’est déjà un réel effort (…) Mais il ne faudra pas s’arrêter là. Nous estimons que le budget global doit être multiplié par trois, pour atteindre les 15 milliards par an d’ici à 2030 ».
Les recommandations des élues
Que préconise le duo d’élues ? Dans un premier temps, la mise sur pied d’une « banque de la rénovation ». À son bord, peuvent prétendre embarquer « des établissements de crédit, des sociétés de financement, des sociétés de tiers financement et les collectivités publiques ».
Pour Julie Laernoes, « L’objectif est de mieux accompagner les ménages une fois les aides publiques déduites ». Elle précise que « Ce reste à charge peut rapidement s’élever à plusieurs milliers d’euros, ce qui constitue un vrai frein pour se lancer dans la rénovation du logement, même si c’est également un levier d’économie sur les factures d’énergie, une fois ces travaux réalisés ».
« Eradiquer les passoires thermiques »
Faut-il modifier le calendrier d’interdiction de location des logements très mal isolés, comme l’a évoqué dernièrement le ministre de l’Economie ? Pour les deux élues, le but principal est bel et bien « de tenir ce calendrier, d’une part, pour éradiquer les passoires énergétiques, qui sont encore nombreuses, et d’autre part, pour réduire la consommation énergétique du parc en général ».
Pour parvenir à passer l’obstacle de la quantité de rénovations à effectuer d’ici 2030, l’Etat doit selon les élues débourser bien plus d’argent, y compris abonder les subventions des bailleurs sociaux de 1,5 milliard d’euros. Elles recommandent, en totalité, de gonfler les dépenses annuelles relatives à la rénovation pour atteindre « 14 milliards d’euros supplémentaires d’ici à 2030 ».