Race for Water, le catamaran nourri aux énergies renouvelables va prendre la mer
Dimanche, le bateau prendra la mer depuis le port de Lorient. Pendant 5 ans, il va silloner le globe afin de lutter en amont contre la pollution des océans par les plastiques.
L’immense Race for Water est bourré de technologies innovantes. Arrivé à Lorient il y a deux ans, le catamaran de la fondation suisse du même nom a été amélioré, et il s’apprête à arpenter les mers du globe.
Objectifs ? Etudier les effets dévastateurs des déchets issus de plastiques sur la faune des océans, et « sensibiliser les leaders d’opinion et le grand public à la problématique de la pollution de nos océans », a déclaré le directeur opérationnel de l’odyssée, Franck David.
500 mètres carrés de panneaux solaires
Race for Water est autonome à 100%. Par quel miracle ? Par le mélange de plusieurs moyens de propulsion, à savoir une immense surface de panneaux solaires et un moteur transformant l’hydrogène en électricité. Enfin, il dispose d’une voile de kite déployée à 200 mètres de distance et qui capte une force équivalente à 500 mètres carrés de voilure traditionnelle.
Résultat des courses, une vitesse moyenne de 5 à 10 noeuds, et aucune émission de gaz à effet de serre.
« La situation est urgente »
Que les choses soient claires, il ne s’agit pas pour Race for Water de collecter des plastiques, une entreprise qui même en 5 ans serait dérisoire. Pour Marco Simeoni, président de la fondation, « Il faut absolument faire en sorte que le plastique ne puisse pas atteindre l’eau car une fois qu’il est parti au large c’est quasiment mission impossible de le récupérer ».
A l’AFP, il a évoqué « l’urgence de la situation ». Et donne des chiffres qui font froid dans le dos : « Aujourd’hui on estime à environ un kilo de plastique pour 5 kilos de poissons dans nos océans, c’est l’équivalent d’un camion poubelle qui y est déversé chaque minute ». Les effets de cette pollution seront étudiés par un laboratoire embarqué, et c’est le navigateur Gérard d’Aboville qui est en charge de commander le catamaran.