Quand Alexander Skarsgård devient un androïde fan de soap-operas

Image d'illustration. MurderbotApple / PR-ADN
Le comédien surprend en incarnant un rôle drôle, touchant et loin des clichés de testostérone.
Tl;dr
- Alexander Skarsgård, souvent cantonné à des rôles musclés, cherche à montrer son côté fantaisiste et décalé.
- Il découvre avec Murderbot un personnage inattendu, un androïde maladroit et attachant, loin des clichés de violence.
- Attiré par le rôle et son potentiel sur le long terme, il considère ce projet comme l’une de ses meilleures performances à ce jour.
Un acteur aux multiples facettes
Dans l’industrie hollywoodienne, il est aisé de cantonner Alexander Skarsgård aux rôles musclés. Son physique impressionnant, près de 1m93, et son allure de nordique en font le candidat idéal pour incarner des soldats ou des guerriers vikings, comme il l’a déjà démontré dans la mini-série sur la guerre d’Irak Generation Kill ou sous les traits du vampire Viking Eric Northman dans la série HBO True Blood. Pourtant, derrière cette stature se cache un comédien avide de fantaisie, rarement sollicité pour laisser transparaître ce côté plus décalé.
Une hésitation inattendue
Lorsqu’on lui propose le rôle principal dans la nouvelle série Apple TV, Murderbot, adaptée des romans à succès de Martha Wells, la méfiance s’installe. L’acteur vient alors d’enchaîner des projets particulièrement éprouvants, dont le film The Northman et le long-métrage de science-fiction signé Brandon Cronenberg, Infinity Pool. L’intitulé même de Murderbot lui rappelle alors un univers proche de RoboCop, synonyme de testostérone et de violence.
D’ailleurs, il confie sans détour : « Je m’attendais clairement à incarner une espèce de machine à tuer virile, comme dans Terminator ou RoboCop… Et là, je découvre un androïde socialement maladroit qui raffole des soap-operas ». Ce décalage suscite finalement sa curiosité et agit comme un véritable antidote après l’intensité émotionnelle traversée sur ses précédents plateaux.
L’art délicat du long terme
Ce n’est pas tout. Après sept années passées sur le tournage de True Blood, l’idée même d’un contrat à long terme freine Alexander Skarsgård. Seul un personnage à la hauteur pourrait le convaincre. Il finit pourtant par céder à la tentation, trouvant en Murderbot une figure singulière : ni homme ni femme, obsessionnel et pourtant profondément touchant.
Voici ce qui l’a convaincu :
- Murderbot, loin des clichés : une créature asociale mais passionnée.
- L’équipe artistique inspirante qui l’entoure sur ce projet.
- L’opportunité rare d’incarner un rôle durablement atypique.
L’espoir d’une longue aventure télévisuelle
À ce jour, rares sont les personnages aussi originaux que celui qu’il défend dans cette adaptation ambitieuse. Si son parcours compte déjà nombre de films et séries salués, l’acteur estime que « Murderbot est sans doute l’une de mes meilleures performances jusqu’ici ». De quoi espérer voir Murderbot se déployer sur plusieurs saisons et permettre enfin à Alexander Skarsgård, loin des étiquettes habituelles, d’explorer toute sa palette.