PS : une plainte de 3 adhérents pour l’obliger à organiser une primaire en 2017
Le TGI de Paris se penche sur la plainte de 3 adhérents du PS qui estiment que les statuts du parti l'obligent à organiser une primaire afin de désigner le candidat qui le représentera en 2017.
Le PS pourrait-il se voir contraint d’organiser une primaire en vue de l’élection présidentielle de 2017 ? 3 adhérents en tout cas le souhaitent ardemment, eux qui viennent d’assigner le parti devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Paris.
A l’origine de cette assignation, il ne s’agit pas simplement d’une volonté émanant de ces 3 adhérents, mais la seule lecture des statuts du PS.
Primaire : que stipulent ces fameux statuts ?
En clair, les statuts indiquent que « le candidat à la présidence de la République est désigné au travers de primaires citoyennes ouvertes à l’ensemble des citoyens adhérant aux valeurs de la République ». Et ce n’est pas tout, ils enjoignent aussi : « au moins un an avant l’élection présidentielle, le Conseil national fixe le calendrier et les modalités d’organisation des primaires ». Ce qui n’est clairement pas le cas à ce jour.
Les plaignants font savoir que le secrétaire secrétaire a déjà été contacté à ce sujet. Mais leur avocat William Bourdon précise à l’AFP: « Le silence répété de Jean-Christophe Cambadélis, le flou persistant qui existe sur la volonté du PS de respecter de façon effective sa loi interne justifie que la justice soit saisie ». Quant à Yassir Hammoud, l’un des plaignants, il affirme que « Dans le contexte politique actuel, la primaire est notre seule chance de pouvoir l’emporter l’année prochaine ».
Le Conseil national du PS a approuvé le principe d’une primaire
Mais pour le PS, et plus précisément Me Yves Baudelot, avocat, le PS « fait ce que prévoient les statuts ». Selon lui, étant donné que le principe d’une primaire de la gauche et des écologistes en décembre 2016 a été approuvé en avril dernier, la demande des adhérents est « sans objet ». De plus, ce point figure dans l’ordre du jour du prochain Conseil national du 18 juin.