Pour Poutine, la mort de Navalny est un « événement triste »

Illustration. Un hommage à Alexei NavalnyADN
Lors de son discours de victoire à la présidentielle, Vladimir Poutine a décrit une Russie indétrônable, déterminée à ne pas succomber aux intimidations de ses adversaires. Quels sont les défis de sa présidence ?
Tl;dr
- Réélection de Poutine à la tête de la Russie pour 6 années supplémentaires.
- Référence à la mort de son principal opposant, Alexeï Navalny.
- Promesse d’une Russie qui ne se laissera pas intimider par ses adversaires.
- Opposition largement réprimée, Navalnaïa appelle à une importante mobilisation.
Victoire écrasante de Poutine
Vladimir Poutine, l’icône du pouvoir russe depuis près d’un quart de siècle, est réélu à la tête de la Russie pour six années supplémentaires avec plus de 87% des suffrages. Une victoire sans surprise, dans un climat d’intimidation et de répression de l’opposition.
Le spectre de Navalny
Le président a saisi l’opportunité de sa victoire pour mentionner la disparition de son principal opposant, Alexeï Navalny.
Poutine a affirmé, lors d’un discours nocturne suite à sa victoire, que « Navalny est mort », un fait particulièrement inhabituel pour le chef d’État russe. Il a ajouté avec cynisme, qu’en dépit du triste événement, « il y a eu d’autres cas où des personnes en prison sont décédées ».
Une Russie imperturbable
Vladimir Poutine a pris le temps de « remercier » ses électeurs lui ayant permis de « consolider la politique interne ». Il a affirmé que la Russie ferait face, sans aucune intimidation, à tous ses adversaires. « Personne n’a jamais réussi à faire quelque chose de semblable dans l’histoire. » a déclaré le président, âgé de 71 ans, ajoutant que cela n’avait pas fonctionné aujourd’hui et ne fonctionnerait pas à l’avenir.
La riposte de l’opposition
Ioulia Navalnaïa, la veuve d’Alexeï Navalny, avait invité ses partisans à exprimer leur soutien en votant tous ensemble à midi dimanche. Malgré l’important afflux de votants dans certains bureaux de vote, Poutine a assuré que les actions de l’opposition n’ont eu « aucun effet » sur le scrutin, prévenant toutefois de poursuites pénales pour tous ceux qui « gâcheraient leur bulletin de vote ».