En bref
- Bercy confirme une intrusion fin juin
- Des données ont été consultées et extraites
- L’ampleur exacte reste à confirmer
Le point important, pour l’instant, tient en deux faits. Bercy confirme qu’un accès illégitime a visé le système d’information du fisc fin juin 2026. Mais le ministère ne dit pas encore combien d’usagers sont touchés, ni exactement quelles données ont été récupérées.
Ce que l’État confirme déjà
Selon Bercy, un acteur malveillant a revendiqué mercredi une intrusion dans le système de la Direction générale des Finances publiques. Cet accès remonterait à fin juin et aurait été obtenu après une usurpation d’identité.
Les premières vérifications menées par l’administration confirment un point sensible, l’intrusion a permis la consultation et l’extraction de données concernant à la fois des particuliers et des professionnels. L’accès en question avait déjà été coupé fin juin dans le cadre des contrôles effectués.
Le chiffre avancé, mais pas encore validé
Un site spécialisé, frenchebreaches.com, avance de son côté un total de 678 000 Français visés par le vol de données.
Dans le détail, ce site évoque des informations d’état civil, comme le nom, les prénoms, la date de naissance, l’adresse ou la situation familiale. Il cite aussi des éléments fiscaux, notamment le revenu, le taux de prélèvement ou encore le nombre de personnes à charge. À ce stade, les impôts ne confirment pas cette liste. Et ne la démentent pas non plus.
Résultat, ce chiffre comme la nature précise des informations doivent encore être pris avec prudence.
La réaction de la DGFiP
Après cette revendication, la DGFiP dit avoir appliqué de nouvelles mesures de restriction pour mettre fin à tout nouvel accès non autorisé.
L’administration annonce aussi que les usagers concernés recevront une information individuelle. Elle devra préciser les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites et, si nécessaire, les gestes de vigilance à adopter.
Plaine, CNIL et enquête en cours
Le dossier entre maintenant dans une phase plus formelle. La DGFiP prévoit de notifier l’incident à la Commission nationale de l’informatique et des libertés, la CNIL, et de déposer plainte.
Des investigations approfondies continuent pour établir le nombre exact de personnes concernées et identifier précisément les données compromises. C’est là que se joue la suite, parce que l’affaire est confirmée sur le principe, mais pas encore documentée dans toute son ampleur.