Peu de gens s’en souviennent, mais Men in Black a eu sa propre série animée

Lancée quelques mois après le film de 1997, la série animée Men in Black a prolongé l’univers avec plus d’idées que les suites cinéma.

Men in Black
Image d'illustration. Men in Black — Columbia Pictures / PR-ADN

En bref

  • Men in Black a eu sa série animée dès 1997, avec quatre saisons centrées sur les missions des agents J et K.
  • La série animée reprend l’humour et les extraterrestres du film, malgré l’absence des voix de Will Smith et Tommy Lee Jones.
  • Devenue culte avec le temps, Men in Black: The Series a mieux résisté que certaines suites cinéma de la franchise.

On l’oublie souvent, mais Men in Black n’a pas attendu des années pour avoir une suite. Quatre mois après le carton de l’été 1997, une série animée débarquait déjà, avec une idée simple, reprendre ce qui marchait et remettre les agents au boulot.

Une suite arrivée presque dans la foulée

Diffusée à partir du 11 octobre 1997, Men in Black: The Series s’est installée juste après le premier film. Elle a duré quatre saisons et s’est arrêtée un an avant l’arrivée de Men in Black II.

Le choix le plus visible, c’est le retour de l’agent K, alors que le film lui avait offert une vraie sortie. La série ne s’embarrasse pas trop d’explications et remet immédiatement en place le duo avec J, sur le schéma qu’on connaît, le vétéran grognon face au rookie encore en apprentissage. Basique, oui. Efficace aussi.

Ce que la série gardait du film, et ce qu’elle perdait

Men in Black: The Series visait clairement un public plus jeune, celui qui avait accroché aux aliens, aux armes improbables et aux jouets dérivés. Du coup, il gardait l’essentiel, des missions courtes, des créatures bizarres, et les visages que les fans aimaient déjà, comme Frank le carlin ou les Worm Guys.

La série allait même un peu plus loin en reprenant la piste laissée à la fin du film, avec l’entrée dans les MIB du personnage joué au cinéma par Linda Fiorentino. Et pour le reste, elle avançait surtout avec des histoires autonomes. Un format très télé, mais franchement cohérent avec cet univers.

Tout n’était pas au même niveau. Ni Will Smith, ni Tommy Lee Jones ne revenaient pour les voix, même si Keith Diamond, puis Ed O’Ross et Gregg Berger, faisaient le job. Le point plus discutable, c’est la musique, la série a son propre thème, et ça perd forcément un peu du charme du film.

Pourquoi les suites cinéma ont moins bien tenu ?

Le premier Men in Black avait rapporté presque 600 millions de dollars dans le monde. Avec ça, la franchise était lancée, entre produits dérivés et attraction à Universal Studios Orlando, toujours en activité.

Mais construire une vraie suite était plus compliqué. Il fallait gérer l’agenda de Will Smith, trouver une menace à la hauteur du Bug de Vincent D’Onofrio, et surtout revenir sur la fin de K pour remettre Tommy Lee Jones dans l’équation. Pas idéal.

Men in Black II a aussi subi de gros changements après la fin du tournage, son final initial étant lié au World Trade Center à la fin septembre 2001. Résultat, un film plus coûteux mais moins performant. Men in Black 3 a un peu relancé la machine une décennie plus tard, avant que Men in Black: International ne l’éteigne presque complètement.

Au milieu de tout ça, la série animée a gardé un petit statut culte. Et ce n’est pas volé, surtout qu’elle a même récupéré Tony Shalhoub pour Jack Jeebs sur sa première saison, ainsi que Vincent D’Onofrio pour faire revenir la famille du Bug dans un épisode. Pour une suite oubliée, ça tient quand même sacrément bien la route.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

X LinkedIn Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Animation Men in Black Séries TV

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.