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Perpignan : la grande mosquée dégradée par des tags racistes

Faits Divers > Perpignan > Islam
Par Gael Brulin,  publié le 11 décembre 2016 à 9h30.

Samedi matin, des inscriptions racistes ont été découvertes sur les murs de la grande mosquée de Perpignan. En janvier dernier, les pattes et la tête d'un sangler avaient été jetés à l'entrée du même lieu de culte.

C’est le gardien qui a fait la découverte samedi matin. Des inscriptions racistes ont ainsi été observées sur les murs de la grande mosquée de Perpignan. Plus précisément, une croix gammée et les mots « arabes dehors ». Des tags dont on nous dit qu’ils ont été rapidement effacés.

L’incident a notamment fait réagir le nouveau ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, qui a ainsi condamné les faits et indiqué que tout sera fait pour que justice soit rendue : « Le racisme et tous ceux qui entendent diviser la communauté nationale n’ont pas leur place au sein de la République, qui respecte toutes les croyances. Tous les moyens seront mis en œuvre pour retrouver les auteurs de ces actes odieux et inacceptables ».

Tags racistes à la grande mosquée de Perpignan : une plainte prévue

On apprend au passage, via nos confrères de France Bleu, qu’une plainte devrait être déposée, si ce n’a pas déjà été fait. La même matinée, le préfet du département Philippe Vignes s’est rendu sur les lieux « afin de témoigner de la solidarité du gouvernement à l’ensemble de la confession musulmane ».

Une tête de sanglier en janvier

Ce n’est pas la première fois que la grande mosquée de Perpignan subit des dégradations. En tout début d’année, dans la nuit du 7 au 8 janvier, des signes nazi, l’inscription « Dehors » ainsi qu’une tête et quatre pattes de sanglier avaient ainsi été découverts sur les murs et l’entrée du lieu de culte.

Le ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve aura alors témoigné son « indignation devant la profanation » de la mosquée, de même que son « soutien » et sa « solidarité » à « tous les habitants de Perpignan de confession musulmane ». Pour le directeur départemental de la sécurité publique, le commissaire Yannick Janas, la logique a manqué chez les responsables de ces actes  : « On a affaire à des imbéciles. ça dépasse l’entendement. ça n’a aucun sens. On mettra tout en œuvre pour retrouver les auteurs de ces faits. »

 

Le Récap
  • Tags racistes à la grande mosquée de Perpignan : une plainte prévue
  • Une tête de sanglier en janvier
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