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Paris : les « chambres de bonnes », un potentiel que la mairie veut exploiter

Économie > Paris > Immobilier
Par Jérôme Nelra,  publié le 10 octobre 2016 à 11h45.

Plus de 100.000 chambres de bonnes existent sous les toits de Paris. Et la Ville a un plan pour en faire un nouveau parc de logements.

Lundi, la mairie de Paris a rendu public un plan visant à reconquérir les chambres de bonnes, qui sont au nombre de 114.000 sous les toits hausmanniens. Selon Ian Brossat, adjoint PCF au logement pour Anne Hidlago, le but est de « transformer 1.000 chambres de bonnes d’ici 2020 (…) « Nous cherchons à activer tous les leviers pour produire de nouveaux logements. Là, nous avons identifié un gisement nouveau ».

Mettre fin à une mauvaise exploitation

D’apèrs une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), 8 chambres de bonnes sur 10 sont situées dans l’Ouest de la capitale. Et plus d’une sur deux est inoccupée, car leur surface inférieure à 9m2 les empêche, du moins sur le papier, d’être proposées à la location. Car certains propriétaires font fi de l’interdiction et les louent à des pris souvent astronomiques.

Ce qui fait dire à l’adjoint : « Il n’est pas acceptable qu’il y ait autant de surfaces inoccupées alors que la demande de logements reste forte à Paris. On ne peut pas accepter non plus que ces chambres soient des lieux d’insalubrité et d’exploitation de la misère humaine ».

Des chambres de bonnes regroupées en HLM de type F3

Dans un premier temps, les chambres dont sont propriétaires les bailleurs sociaux de la Ville seront libérées puis regroupées pour former des HLM de type F3, et 500 d’entre elles ont déjà été recensées.

Ensuite, viendra le tour du parc privé. Ici, l’insalubrité sera tout particulièrement visée puisque la Société de requalification des quartiers anciens (Soreqa) va se voir allouer 10 millions d’euros pour acquérir les chambres de bonnes insalubres. Que ce soit à l’amiable (et cela concerne 200 logements) ou par expropriation (200 également). Sandrine Charnoz, présidente de l’organisme, précise : « En parallèle, on proposera un relogement, social ou privé, aux locataires. On ne laissera évidemment personne à la rue ».

Enfin, dernier volet du plan et il concerne une centaine de chambres qui seront réaménagées et regroupées par les propriétaires eux-mêmes. Ces derniers  recevront une aide financière via le dispositif Multiloc’. En contrepartie d’une subvention de plus de 14.000 €, ils s’engageront ainsi à pratiquer des loyers modérés, de l’ordre de 20% moindres que le niveau du marché.

Le Récap
  • Mettre fin à une mauvaise exploitation
  • Des chambres de bonnes regroupées en HLM de type F3
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