Nantes : trois mois ferme pour avoir voulu échappé à son procès en se faisant passer pour morte
Jeudi, le tribunal correctionnel de Nantes a notamment condamné une ex-assistante maternelle à trois ans de prison ferme pour s'être fait passer pour morte afin d'échapper à des poursuites judiciaires.
Le président du tribunal correctionnel de Nantes s’étant prononcé sur cette affaire l’affirme : jamais il n’avait observé un tel cas dans toute sa carrière. Jeudi, il a ainsi notamment condamné une ex-assistante maternelle à trois mois de prison ferme pour s’être fait passer pour morte afin d’échapper à des poursuites judiciaires.
Le Parisien rapporte que cette femme de 48 ans avait d’abord fait croire à plusieurs parents qu’elle était en mesure de garder leurs enfants à son domicile. Et ce alors, nous dit-on, qu’elle avait « officiellement renoncé à l’agrément (et aux contrôles) du département de la Loire-Atlantique ».
Mis en cause par des parents, une assistance maternelle imagine sa mort
Après s’être vu refuser les aides financières auxquelles ils pensaient pouvoir prétendre, huit couples ont mis en cause l’assistance maternelle. L’un a déclaré avoir été sommé de rembourser 15.000 euros d’allocations versées à tort, et un autre 8.000 euros pour des exonérations fiscales indues.
Pour s’éviter un procès, la quadragénaire a imaginé un sinistre stratagème. Elle a ainsi falsifié le certificat de décès de son mari pour le mettre à son nom. Elle l’a ensuite fait parvenir au tribunal au nom de sa fille aînée sans que cette dernière n’en soit mise au courant.
Elle tente de se suicider la veille de l’audience
Mais le subterfuge n’aura pas tenu, un parent l’ayant reconnue et une plainte ayant été déposée à son nom pour cambriolage après son décès supposé. Lors de l’audience de jeudi, l’ex-nounou n’était pas présente après avoir, la veille, fait une « tentative de suicide médicamenteuse ».
Contrairement à ce qu’elle avait demandé, l’avocate de la prévenu n’a pas obtenu un renvoi du dossier. En plus de sa peine de prison, la quadragénaire aura à régler une amende de 6.000 euros auprès du Trésor public et à se soumettre à une mise à l’épreuve de deux ans, à une obligation de soins et à l’indemnisation de ses victimes.