En bref
- Saison ouverte depuis début juin
- Les moules seront vendues jusqu’en février
- Tri et cuisson restent essentiels
La saison des moules de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel a été officiellement ouverte début juin, après validation du protocole prévu pour le lancement. Les tests sur le taux de chair et la dégustation ont permis de donner le feu vert. La commercialisation doit se poursuivre jusqu’en février.
Cette réouverture compte pour les consommateurs comme pour les poissonniers, parce qu’elle marque le retour d’un produit très identifié sur les étals d’été. Et pas n’importe lequel.
Une moule élevée d’une façon bien particulière
La moule de bouchot est élevée pendant presque un an sur des pieux plantés le long du littoral ouest français. Ce mode d’élevage lui permet de profiter de courants riches en plancton, ce qui favorise une chair jaune orangée, tendre et goûteuse.
Autre point mis en avant, elle ne contient ni sable, ni ces petits crabes parfois retrouvés dans d’autres moules. Pour le consommateur, c’est un argument très concret au moment de l’achat.
Depuis 2011, celles de la baie du Mont-Saint-Michel bénéficient aussi d’une AOP. Elle constitue une véritable garantie pour le consommateur parce qu’elle assure l’origine du produit et le respect d’un cahier des charges précis.
Un produit léger, mais riche sur le plan nutritionnel
Les moules affichent 115 calories pour 100 grammes. Elles sont présentées comme légères et digestes, avec une richesse en calcium, en zinc, en iode, en magnésium et en sélénium.
Le détail qui retient l’attention, c’est le fer. La source indique que les moules en contiennent près de trois fois plus que la viande rouge. Pas mal pour un produit souvent associé aux repas d’été, plus qu’aux arguments nutritionnels.
Avant de cuire, le tri reste le point clé
Une fois rentré en cuisine, il faut d’abord trier. On garde les moules bien fermées, noires et humides. Celles dont la coquille est cassée, ou qui ne se referment pas quand on les manipule, doivent être jetées, car elles peuvent être impropres à la consommation.
Après ce tri, place au nettoyage à l’eau, puis à l’ébarbage. Un trempage d’une à deux heures dans une bassine d’eau salée complète la préparation avant cuisson.
Et après la casserole, une vérification de plus
La vigilance ne s’arrête pas au moment de servir. Les moules qui ne se sont pas ouvertes après la cuisson doivent aussi être jetées.
Bref, la saison est bien lancée. Et elle s’étirera jusqu’en février, avec un produit très encadré pour la baie du Mont-Saint-Michel et quelques règles simples à respecter avant de passer à table.