Mixité sociale à l’école : un protocole signé avec l’enseignement privé catholique
Mercredi, un protocole a été signé entre l'Éducation nationale et l'enseignement privé catholique pour une meilleure mixité sociale.
Il y a peu, nous rapportions un sondage révélant qu’une frange réduite de Français était favorable à la mixité sociale à l’école. Malgré tout, mercredi, un protocole allant dans ce sens a été signé entre l’Éducation nationale et l’enseignement privé catholique. La semaine passée, rappelle franceinfo, le ministre Pap Ndiaye avait présenté des mesures à l’ampleur relative.
Protocole signé avec l’enseignement privé catholique : en quoi consiste l’engagement ?
Le protocole en question engage l’enseignement catholique, représentant 95% des établissements privés sous contrat, à « inciter » les établissements à « généraliser la pratique consistant à moduler les montants des contributions familiales en fonction des revenus des parents ». Le nombre d’établissements « proposant des contributions modulées », a-t-il été précisé, « augmentera, au minimum, de 50% en cinq ans ».
Un engagement à « doubler le taux d’élèves boursiers en cinq ans »
L’accord prévoit également d’« augmenter la part des élèves boursiers en incitant les chefs d’établissement à favoriser les inscriptions ». L’enseignement catholique devra aussi réussir à « doubler le taux d’élèves boursiers en cinq ans », et ce « dans les établissements où les familles bénéficient d’aides sociales égales à celles dont elles bénéficient quand elles scolarisent leur enfant dans un établissement public correspondant ».
Je me suis engagé à faire progresser la mixité sociale et scolaire car elle permet à l'École de tenir sa promesse d'égalité des chances et d’amélioration du climat scolaire.
— Pap Ndiaye (@PapNdiaye) May 17, 2023
« Une bonne chose » pour le secrétaire général de l’enseignement catholique
Pour Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, « c’est la première fois qu’il y a un protocole de cet ordre sur la mixité et c’est une bonne chose ». Et d’ajouter : « c’est la marque d’un engagement et d’une capacité à travailler ensemble » avec le ministère et dans « l’intérêt des jeunes ».