En bref
- En 1997, Men in Black devient l’un des grands succès de science-fiction.
- Son humour, ses effets spéciaux et son duo principal marquent les esprits.
- La franchise décline ensuite avec des suites de moins en moins convaincantes.
Beaucoup de gens l’ignorent encore, mais Men in Black est bien une adaptation de comics. Et pas n’importe laquelle dans la carrière de Will Smith, c’est même celle qui tient le mieux la route, très loin devant Suicide Squad.
Un carton qui a changé de dimension
Sorti en 1997 sous la direction de Barry Sonnenfeld, Men in Black suit un policier du NYPD recruté par une agence gouvernementale secrète chargée des affaires extraterrestres. Il devient l’Agent J, face à l’Agent K joué par Tommy Lee Jones, mentor sec mais redoutablement efficace.
Le timing comptait. Après The Fresh Prince of Bel-Air, puis les succès de Bad Boys et Independence Day, Will Smith était déjà lancé. Mais ce film a vraiment consolidé son statut de star grand public. Le score parle tout seul, pas moins de 589,4 millions de dollars de recettes pour un budget de 90 millions de dollars.
Le film garde en plus une très bonne image critique, avec 91% sur Rotten Tomatoes. Humour, effets spéciaux de pointe pour l’époque, duo qui fonctionne instantanément, sans oublier Vincent D’Onofrio, franchement mémorable. Le premier a touché juste.
Le comics d’origine a presque disparu du radar
C’est là que l’histoire devient assez drôle. Le film vient de The Men in Black, une série Marvel Comics publiée sur seulement six numéros entre 1990 et 1991.
Sauf que le lien entre les deux versions reste mince. Le long-métrage reprend surtout le nom et le principe de base. Dans les comics, le ton est beaucoup plus sombre, et l’organisation ne gère pas seulement des aliens, mais aussi des fantômes, des monstres ou des démons. Du coup, pas mal de spectateurs n’ont jamais fait le rapprochement.
Le plus étonnant, c’est que le triomphe du film n’a presque rien changé pour la BD. La série n’a pas été relancée, et sa rareté comme sa valeur ne semblent pas avoir bougé de façon notable. Comme si le blockbuster avait avalé son matériau d’origine au point de le rendre invisible.
Des suites nombreuses, la magie en moins
La franchise a pourtant continué. Une série animée a été diffusée de 1997 à 2001 sur Kids’ WB, avec des histoires supplémentaires, mais elle n’a jamais dépassé le cadre du spin-off correct.
Côté cinéma, le vrai souci arrive vite. Men in Black II, sorti en 2002 avec le retour de Sonnenfeld et d’une grande partie du casting, a déçu avec seulement 38% sur Rotten Tomatoes. Trop proche du premier, moins inspiré, moins surprenant.
Men in Black III remonte un peu à 67%, mais reste derrière. Josh Brolin joue une version plus jeune de l’Agent K, et l’absence prolongée de Tommy Lee Jones se fait sentir. Quant à Men in Black: International, porté en 2019 par Chris Hemsworth et Tessa Thompson, il tombe encore plus bas avec 23%. Depuis, plus rien. Et ça dit tout sur la place du film original.