En bref
- Harrison Ford revient en Indiana Jones dans une attraction Disney.
- L’aventure entraînera les visiteurs dans un temple maya face à un serpent géant.
- Après l’échec du dernier film, Disney privilégie désormais les parcs et les jeux.
Le fouet, le fedora, et maintenant l’animatronique. Harrison Ford va de nouveau incarner Indiana Jones, mais cette fois loin d’un plateau de tournage. Lors de la D23 Expo, l’acteur a annoncé qu’il servirait, pour la première fois, de modèle à un personnage animatronique dans une attraction Disney Parks. Le détail change tout.
Un retour, oui, mais en version parc d’attractions
La future attraction s’appelle Indiana Jones and the Myth of the Jade Serpent. Elle doit arriver à Animal Kingdom, dans le complexe Walt Disney World Resort. Disney Parks explique que l’expérience mélangera le frisson d’une aventure classique d’Indiana Jones avec les détails culturels associés à Animal Kingdom.
Ce ne sera donc pas un nouveau film, ni une série. Juste un retour très concret du personnage, avec le visage de Harrison Ford au cœur de l’attraction. Pour les fans, l’idée est simple et assez efficace.
Une aventure inédite avec temple, portail et serpents
Le scénario imaginé pour le ride envoie les visiteurs aux côtés d’Indiana Jones dans un ancien temple, à la recherche du Monde souterrain maya. Le lieu est protégé par une immense créature serpentine appelée Tsukán.
Puis tout accélère. Les participants sont aspirés, sans l’avoir prévu, à travers un portail vers ce monde souterrain. Sur place, ils devront échapper à plusieurs dangers, entre chauves-souris monstrueuses, scorpions géants, flammes et, forcément, serpents. L’attraction doit se conclure par un affrontement final avec le Tsukán. Clairement, ça ne vise pas la balade tranquille.
Pourquoi Disney mise ailleurs que sur les films ?
Ce choix arrive dans un contexte assez limpide. Le dernier film, Indiana Jones and the Dial of Destiny, n’a rapporté que 384 millions de dollars pour un budget net de 352,3 millions de dollars. Un score trop faible pour relancer sereinement la machine au cinéma.
Dans la foulée, deux projets dérivés pour la télévision ont été annulés. Plus tôt cette année, Kathleen Kennedy, ex-présidente de Lucasfilm, a aussi indiqué qu’elle ne pensait pas qu’il y ait, pour l’instant, un réel intérêt à explorer de nouveaux films. Des rumeurs de reboot circulent, mais rien n’a été officialisé.
Jeu vidéo, parcs, produits dérivés : la franchise change de terrain
Disney n’abandonne pas la licence pour autant. Le jeu Indiana Jones and the Great Circle a été largement salué pour sa capacité à retrouver l’esprit de la trilogie originale. Cette nouvelle attraction s’inscrit dans la même logique, garder la franchise visible sans financer un blockbuster de plus.
Les parcs restent un pilier pour Disney, et le groupe regarde aussi l’effet sur les produits dérivés et l’intérêt global autour de ses univers. Le futur d’Indiana Jones au cinéma paraît limité, mais la marque, elle, continue d’avancer. Et avec une histoire de temple maudit et de gros serpent au bout, on reconnaît tout de suite la formule.