Marseille : un an avec sursis pour avoir illégalement détenu un lionceau dans un garage
Lundi, un homme de 35 ans a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir illégalement détenu un lionceau dans un garage marseillais. Quand il a été saisi en 2018, l'animal se trouvait dans une interpellante condition.
Lundi, un homme de 35 ans a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir détenu un lionceau dans un garage de Marseille (Bouches-du-Rhône). Étant donné que le trentenaire n’avait ni permis, ni autorisation pour une telle possession, il devra en outre s’acquitter de 7.000 euros d’amendes. Le site de 20 Minutes précise que l’animal avait été saisi en octobre 2018 dans le bureau d’un garage automobile.
Un lionceau de 3 semaines découvert sans la majorité de son pelage
Ce lionceau femelle du nom de Cersei était âgé d’environ trois semaines, et s’il n’avait pas été découvert à ce moment-là, il n’aurait probablement pas vécu beaucoup plus longtemps. Le lionceau n’avait ainsi plus de pelage sur les trois quarts de son corps, avec une peau irritée. Il avait des ulcères aux yeux et ses intestins étaient excessivement gonflés, possiblement en conséquence d’une alimentation inadaptée. Un vétérinaire avait dû l’endormir au masque après sa saisie. Depuis soignée, Cersei se trouve aux dernières nouvelles dans un sanctuaire en Afrique du Sud.
Son propriétaire explique l’avoir récupéré dans la cave d’une cité
Le propriétaire avait expliqué aux enquêteurs qu’il avait trouvé le lionceau en mauvaise condition dans le cave d’une cité, et que son intention était celle de le remettre à un professionnel. Me Frédéric Coffano, avocat du trentenaire, indique que le but de son client, « c’était de sauver cet animal. Il a exprimé ses regrets ». On nous précise que l’homme était déjà connu des autorités pour notamment des faits de vol, de violence et d’enlèvement parental. Me Arielle Moreau, qui représentait l’association de protection des animaux One Voice, a rappelé que détenir de manière illégale des bêtes sauvages « alimente le trafic, et est une source de maltraitance » pour les fauves ainsi extraits de leur milieu naturel.