Marine Le Pen avertit : le RN déposera une motion de censure en cas d’adoption de la TVA sociale

Image d'illustration. Vue d'une assemblée politiqueADN
Marine Le Pen a averti que le Rassemblement national s’opposerait fermement à l’instauration d’une TVA sociale. La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale annonce qu’une motion de censure serait déposée en cas d’adoption de cette mesure.
Tl;dr
- Le Rassemblement national menace de censurer le gouvernement.
- La TVA sociale relancée suscite de vives réactions politiques.
- Marine Le Pen critique la hausse d’impôts envisagée.
Une nouvelle polémique autour de la « TVA sociale »
La scène politique française se trouve à nouveau secouée par le spectre d’une possible hausse des impôts, et plus précisément par le retour sur le devant de la scène de la fameuse TVA sociale. Cette proposition, remise en lumière cette semaine par le chef du gouvernement, fait réagir jusqu’aux plus hauts rangs de l’opposition. Depuis la Nouvelle-Calédonie, où elle achevait un déplacement officiel, Marine Le Pen n’a pas mâché ses mots : pour la dirigeante du Rassemblement national, une telle mesure serait inacceptable.
Un risque de censure brandi par l’opposition
L’ancienne candidate à la présidentielle est allée droit au but lors de son intervention sur les antennes de BFMTV et RMC. Selon elle, « si François Bayrou entend augmenter les impôts comme l’avait fait avant lui Michel Barnier, il nous poussera à prendre la même décision […] à savoir voter une censure ». Un avertissement qui pèse lourd alors que les débats budgétaires s’annoncent tendus pour 2026. L’opposition prévient ainsi qu’un recours à la censure serait envisagé si ce projet d’augmentation fiscale devait avancer.
L’historique d’une mesure contestée
Pour mieux comprendre cet affrontement, il faut rappeler que la notion de TVA sociale, imaginée à l’origine pour compenser des baisses de cotisations sociales via une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée au profit du financement de la Sécurité sociale, avait été adoptée en 2012 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, avant d’être aussitôt abrogée par son successeur, François Hollande. Jamais appliquée dans les faits, elle revient pourtant aujourd’hui dans le débat.
L’État pointé du doigt par Marine Le Pen
Selon Marine Le Pen, ce retour est loin d’être anodin : « la TVA sociale c’est l’augmentation de l’impôt qui frappe le plus injustement les plus modestes » et « toujours demander des efforts aux Français sans que l’État ne soit capable d’en faire, ça devient insupportable ». Elle va même plus loin en reprochant au gouvernement son absence totale de volonté réelle pour réduire le train de vie public, lutter contre la fraude ou encore maîtriser les coûts liés à une immigration jugée incontrôlée. Résumant sa pensée avec cette formule : « il y a un éléphant dans le couloir (et) des économies massives à faire » mais « est-ce que François Bayrou a envie de faire ça ? Je ne le crois pas. »
Entre menaces ouvertes et critiques sévères, le débat autour du budget 2026 promet déjà d’alimenter bien des tensions dans les semaines à venir.