L’univers Spider-Man s’élargit avec de nouveaux films dérivés

Image d'illustration. Spider-ManMarvel / PR-ADN
Sony poursuit le développement de ses projets dérivés autour de l’univers Spider-Man, confirmant que les films centrés sur Spider-Gwen et Spider-Punk restent d’actualité. Ces spin-offs continuent ainsi d’enrichir l’offre cinématographique du studio.
Tl;dr
- Les adaptations en live-action de Spider-Man par Sony Pictures Entertainment ont souvent échoué à bâtir un univers cohérent et rentable sans Peter Parker, malgré des projets comme Venom, Kraven ou Morbius.
- Les films d’animation Spider-Verse et leurs spin-offs sur des personnages secondaires redonnent de l’élan à la franchise et orientent la stratégie créative de Sony vers l’animation.
- La série télé Spider-Noir et le troisième volet du Spider-Verse restent des tests pour l’avenir, soulignant que l’animation demeure la meilleure voie pour maintenir l’intérêt des fans.
Les défis d’un univers étendu Spider-Man
Si l’on s’en tient aux chiffres, il est difficile d’ignorer le contraste saisissant entre les échecs répétés des adaptations en prise de vues réelles issues du catalogue Sony Pictures Entertainment et le rayonnement incontesté des films d’animation Spider-Verse. Après avoir obtenu une place de choix pour son Peter Parker (incarné par Tom Holland) dans le Marvel Cinematic Universe, Sony a persévéré dans sa volonté d’exploiter sa propre « toile » cinématographique dans l’univers de Spider-Man. Cependant, si la trilogie Venom a initialement semblé prometteuse, la suite des événements – de Kraven the Hunter à Morbius, sans oublier l’accueil tiède réservé à Madame Web – a souligné l’immense difficulté de bâtir un univers cohérent et rentable sans la présence centrale du super-héros emblématique.
L’animation, le moteur du renouveau chez Sony
Face à ces déconvenues, c’est bien l’animation qui donne aujourd’hui le tempo. Les deux premiers volets du Spider-Verse, célébrés autant par la critique que par le public, ont non seulement ravivé l’intérêt pour la franchise mais aussi ouvert la voie à de nouveaux projets axés sur ses personnages secondaires. Interrogés récemment par le média américain The Hollywood Reporter, Kristine Belson et Damien de Froberville, à la tête de Sony Pictures Animation, ont confirmé que les spinoffs centrés sur Gwen Stacy (alias Spider-Gwen) et Hobart Brown (le populaire Spider-Punk) restaient « actifs » et étaient bel et bien en développement. Un choix logique, tant la richesse visuelle et narrative du multivers animé semble capable d’offrir une seconde jeunesse à cette propriété intellectuelle.
Spider-Noir, une nouvelle carte à jouer ?
Mais ce printemps pourrait marquer un nouveau tournant pour la stratégie du studio. Dès le 25 mai 2026, c’est sur MGM+ que débarquera la série très attendue Spider-Noir, portée par Nicolas Cage. Une première incursion télévisuelle qui fait figure de test grandeur nature : cette fois, Sony place un alter ego singulier du tisseur au cœur de l’intrigue, loin des standards habituels et sans la présence rassurante de Miles Morales ou les excès multiversels.
Voici ce que l’on surveillera particulièrement :
- L’accueil critique réservé à cette version rétro-détective ;
- L’appétit du public pour des histoires centrées sur des figures secondaires ;
- L’éventuel feu vert donné à d’autres spin-offs animés en cas de succès.
L’avenir du multivers animé… encore incertain ?
Un point reste cependant en suspens : malgré l’engouement suscité par le concept, le troisième opus intitulé Spider-Man: Beyond the Spider-Verse, dont la sortie est maintenant programmée au 18 juin 2027, accumule les retards. L’incertitude plane donc encore sur le calendrier précis des futures productions… mais si Sony devait retenir une leçon récente, c’est sans doute celle-ci : miser sur l’animation et son foisonnement créatif demeure aujourd’hui sa meilleure chance de captiver durablement les fans du célèbre lanceur de toiles.