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Loiret : 10 mois avec sursis pour une mère qui violentait ses filles de 22 mois, 8 et 11 ans

Faits Divers > Justice > Loiret
Par Gael Brulin,  publié le 11 septembre 2020 à 11h00.

Jeudi, le tribunal correctionnel d'Orléans, dans le Loiret, a condamné une mère de famille à dix mois de prison avec sursis pour des violences exercées sur ses filles de 22 mois, 8 et 11 ans. C'est l'aînée qui avait donné l'alerte.

Jeudi, une femme de 35 ans a été condamnée par le tribunal correctionnel d’Orléans (Loiret) à dix mois de prison avec sursis. Elle était jugée pour des violences commises sur ses trois filles qui, au moment des faits, étaient âgées de 22 mois, 8 et 11 ans. La République du Centre, qui rapporte cette histoire, précise que ces trois enfants avaient chacune été conçues avec un père différent. L’alerte a été donnée par l’aînée, en confiant à une institutrice qu’elle recevait régulièrement des coups de poing et de pied de la part de sa mère, qui lui tirerait également les cheveux.

Jugée pour violences sur ses filles, une mère dans le semi-déni

En examinant l’aînée, un médecin a décelé des « traces et lésions » compatibles avec les violences décrites. Trois jours d’ITT lui ont été prescrites. Sa sœur de 8 ans a exprimé ses propres coups reçus de la sorte : « Moi, je voulais pas avoir une maman comme ça, je voulais avoir une maman gentille ». À la barre, la prévenue a tenu une curieuse position en avançant ainsi que ses filles n’étaient pas des menteuses mais qu’elle-même se serait limitée à des « claques ». En invoquant, comme possible autre source des traces de coups, le judo pratiqué par son aînée, la mère de famille a été reprise par la présidente : « Il se trouve que je suis sur les tatamis deux fois par semaine et, au judo, justement, on ne donne pas de coups, alors il va falloir changer de version ».

« Le vécu était lourd à la maison »

Celle que sa propre mère décrit comme « impulsive » a ensuite reconnu qu’il lui était peut-être arrivé de frapper ses enfants. « Le vécu était lourd à la maison, j’ai été débordée, dépassée, très faible », a-t-elle tenté d’expliquer. La prévenue, comme indiqué par la défense, a en effet été victime d’inceste pendant l’enfance. Son premier compagnon, et père de sa première fille, a mis fin à ses jours.  Le tribunal a finalement décidé d’une peine de dix mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de deux ans. Une peine assortie d’une obligation de soins et de verser des dommages et intérêts aux trois victimes.

Le Récap
  • Jugée pour violences sur ses filles, une mère dans le semi-déni
  • « Le vécu était lourd à la maison »
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