Les faits remontent au jeudi 16 mai dernier et s’étaient déroulés à Puceul (Loire-Atlantique). Ce jour-là, un automobiliste avait été flashé à 161 km/h sur une route, soit 51 km/h au-delà de la limite autorisée. Les gendarmes l’avaient alors interpellé, ignorant l’« urgence familiale » que leur homme plaidait alors. Celui-ci allait en effet rendre visite à sa fille malvoyante qui avait été violée dans l’institut spécialisé où elle était scolarisée. La père n’avait retrouvé son enfant que le lendemain, en perdant au passage son permis de conduire.
Son permis retiré, il lutte pour continuer à travailler et voir sa fille violée
La suspension du papier rose ayant été fixée à quatre mois, soit une durée impensable pour ce père de famille, ce dernier avait décidé de saisir sans délai la justice administrative pour faire lever cette sanction. Sans succès, comme rapporté par Le Parisien. La préfecture a ensuite été sollicitée, l’homme lui ayant indiqué que son permis était « indispensable pour poursuivre son activité professionnelle et pour assister sa fille au quotidien ». Mais là aussi, la requête de ce père n’a pas trouvé écho. Le préfet a estimé que la décision rendue à l’encontre de cet automobiliste s’inscrivait dans la lutte nationale contre l’insécurité routière.
Le préfet revoit son jugement
C’est finalement tout récemment qu’une issue a été trouvée au problème. Le même préfet a ainsi revu son jugement et fait en sorte que le père de famille retrouve son permis de conduire. La préfecture a expliqué que le préfet « ne voulait pas que [la] fille [du contrevenant], qui a été durement éprouvée, soit doublement pénalisée ».