En bref
- Jensen Huang a reçu un appel de Donald Trump sur scène.
- Il tenait un iPhone Duo pas encore commercialisé.
- L’échange a porté sur les peurs autour de l’IA.
Le moment le plus commenté n’est peut-être pas celui qu’on croit. À Los Angeles, pendant la conférence All-In, Jensen Huang est apparu avec un smartphone pliable signé Apple, alors que l’appareil ne doit arriver en magasin que dans cinq semaines.
Un téléphone non sorti vole presque la vedette
Habillé de sa désormais habituelle veste en cuir d’alligator, le patron de Nvidia a pris un appel avec ce téléphone en main. Le détail n’a rien d’anodin. L’iPhone Duo, affiché à 2339 euros avec 256 Go, n’est pas encore disponible pour le public.
President Trump called $NVDA CEO Jensen Huang live during his interview and joked “He can create the best AI chip in the world but can’t figure out how to put me on speakerphone.”
Both agreed AI is a major driver of growth and U.S. national security. pic.twitter.com/Sc0a2Nrm1l
— Shay Boloor (@StockSavvyShay) September 14, 2026
Voir un dirigeant de ce niveau exhiber un produit non lancé, en direct, pendant un échange avec le président américain, ça ressemble forcément à un message. Discret, mais pas tant que ça.
L’appel de Trump a basculé sur l’IA
L’autre séquence, celle que tout le monde a surtout retenue, c’est l’appel surprise de Donald Trump sur scène. Une fois le haut-parleur activé, la discussion a glissé vers la sécurité de l’IA.
Donald Trump a expliqué que les craintes grandissantes autour de l’intelligence artificielle relevaient d’un « canular ». Il a ajouté que les gagnants de cette panique étaient la Chine et des « responsables politiques », tout en jugeant qu’une technologie « plus grande qu’internet » ne pouvait pas être ralentie.
Au milieu de l’échange, Jensen Huang a lancé à Donald Trump, à propos de la réaction de la salle : « Vous avez entendu ? Des milliers de personnes applaudissent ». La formule a fait mouche, clairement.
Derrière la séquence, un signal pour Nvidia et Apple
Reste une question. Jensen Huang partage-t-il vraiment cette lecture très minimale des risques liés à l’IA, ou n’a-t-il simplement aucun intérêt à dire l’inverse ? Le doute existe, et il n’est pas difficile à comprendre.
Le modèle économique de Nvidia repose en grande partie sur les laboratoires d’IA qui achètent toujours plus de puces. Dans ce contexte, minimiser le risque existentiel peut aussi servir les intérêts du groupe et, avec eux, son cours de Bourse. L’action reste en hausse de 33% sur un an, même si elle a perdu quelques points dans la journée de lundi.
Et puis il y a l’autre clin d’œil. Dix ans après qu’Apple a cessé d’intégrer du matériel Nvidia dans ses propres appareils, la marque californienne a désormais besoin de Nvidia pour faire tourner une partie d’Apple Intelligence. L’appel avec Trump a fait le bruit. Le téléphone, lui, racontait peut-être autre chose.