L’État prévoit deux milliards d’euros d’économies en réduisant le budget de ses agences et opérateurs

Le gouvernement prévoit de réaliser deux milliards d’euros d’économies en réduisant les budgets alloués aux agences publiques et opérateurs de l’État, dans le cadre de ses efforts pour maîtriser la dépense publique et rationaliser les services administratifs.

Chaises vides
Image d'illustration. Un gouvernement à former. — ADN

Tl;dr

  • Deux milliards d’euros d’économies visés sur agences publiques
  • Lutte contre la trésorerie excédentaire et « argent dormant »
  • Objectif : déficit public limité à 5 % du PIB

Des économies supplémentaires ciblent les opérateurs de l’État

Face à une situation budgétaire tendue, le gouvernement entend réaliser près de deux milliards d’euros d’économies supplémentaires en 2026. La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a précisé lundi que ces efforts se concentreront avant tout sur les agences et opérateurs publics, notamment ceux disposant d’une trésorerie excédentaire. Il s’agira, selon elle, de rationaliser les finances là où des ressources dorment ou là où la dynamique des « taxes affectées » dépasse parfois les besoins réels.

Mise au pas des finances publiques : plus d’« argent dormant »

La philosophie affichée par le gouvernement est claire : « qu’il n’y ait pas d’argent dormant, que les impôts payés par les Français soient utilisés aussi vite que nécessaire… ». Cette ligne directrice vise à mobiliser chaque euro collecté, interdisant la constitution de réserves inutiles sur fonds publics. Les modalités précises de cette nouvelle cure d’austérité devraient être détaillées dans un avenir proche, en marge des discussions sur le projet de loi de finances. Ce serrage de vis budgétaire se veut une réponse directe aux exigences nationales et européennes en matière de gestion publique.

D’autres leviers pour atteindre l’objectif du déficit public

Afin d’atteindre le seuil fixé pour le déficit public à 5 % du PIB, le gouvernement ne se limite pas à l’assainissement des agences. Il envisage également :

  • Un milliard d’euros d’économies sur les achats publics
  • Le gel partiel de la « réserve interministérielle » pour 1,5 milliard d’euros environ

Une volonté affirmée par Amélie de Montchalin : il faudra désormais tenir fermement les budgets votés, sans rallonge, hors circonstances exceptionnelles ou crise majeure.

Vers une discipline budgétaire renforcée

Cette nouvelle étape s’inscrit dans une série de mesures pour mettre sous contrainte toutes les administrations publiques. Désormais, impossible pour elles de compter sur un soutien financier additionnel – sauf cas extrême. La ministre a insisté sur la nécessité « de mettre de l’ordre » dans l’utilisation des deniers publics, rappelant qu’au final, il s’agit bien là de l’argent des Français. Si le détail complet sera connu sous peu, la couleur est annoncée : la rigueur budgétaire s’invite partout où il restait encore un peu de marge.

Morgan Fromentin

Spécialiste Économie

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