Les nuits blanches favorisent un vieillissement précoce du cerveau
Parmi tous les effets négatifs pour le corps et l'humeur, une nuit sans sommeil laisse aussi des traces au niveau du cerveau.
On le sait, on le vit : le manque de sommeil n’est pas notre allié. Et une nuit blanche ? Il provoquerait un vieillissement prématuré de notre cerveau, d’après une étude dirigée par des chercheurs de l’université de Zurich.
Les IRM de 134 volontaires
Pour mener à bien leur étude, les IRM de 134 volontaires en bonne santé (92 hommes, 42 femmes) et âgés de 19 à 39 ans ont été comparés. Le but était de déterminer les conséquences des nuits blanches sur notre cerveau.
Plus précisément, les perturbations étaient enregistrées, puis versées à une intelligence artificielle en mesure de discerner les signes neurologiques du vieillissement.
De un à deux ans de « vieillissement »
Résultat ? Ouest-France, qui a repéré cette étude, nous apprend qu’à l’issue de 24 heures sans sommeil, les volontaires ont « systématiquement présenté des signes de vieillissement cérébraux, d’un ou deux ans de plus que ceux qui avaient dormi suffisamment ».
Quelle explication est avancée ? En l’absence de repos, les flux de liquides se font moins importants. Un manque d’irrigation néfaste, comme l’a expliqué à Ouest-France un chronobiologiste de l’Université de Caen, Damien Davenne :
Le sommeil nettoie le cerveau, et facilite donc les mouvements du liquide interstitiel, ce qui contribue à évacuer les toxines libérées par les cellules, et permet de repartir sur de bonnes bases le lendemain.
L’effet est réversible
Les chercheurs suisses ont toutefois ajouté qu’une bonne nuit de repos suffit à un retour à la normale. Et en imaginant que vous ne dormiez que trois heures, il n’y a pas d’effet néfaste.
Pour Damien Davenne, « on ne peut pas vraiment qualifier ce phénomène de ‘vieillissement’ puisqu’il est réversible, ce qui va à l’encontre du principe même du vieillissement… ».