En bref
- Léa Salamé explique son retrait du 20h
- Elle invoque la déontologie journalistique
- Un retour reste possible plus tard
Le 14 septembre 2026, Léa Salamé est revenue pour la première fois sur son départ du 20h de France 2. Invitée sur RTL, la journaliste a défendu un retrait qu’elle juge nécessaire depuis l’entrée officielle en campagne présidentielle de son compagnon, Raphaël Glucksmann.
Une prise de parole attendue depuis son retrait
Le retrait remonte au 24 août. La veille, Raphaël Glucksmann avait officialisé sa candidature à la présidentielle de 2027. Léa Salamé avait alors expliqué qu’elle respecterait l’engagement pris dès le départ.
Trois semaines plus tard, elle détaille davantage les raisons de cette décision. Et elle ne cache pas que le choix a été difficile. Sur RTL, elle dit que cette décision n’a pas été simple mais qu’elle s’est imposée à elle.
La déontologie au centre de sa décision
Son argument principal tient en un mot, déontologie. Léa Salamé explique qu’elle ne voulait pas laisser planer le soupçon sur son travail au moment où la défiance envers les journalistes reste forte.
Elle résume sa position ainsi, « Je ne voulais pas que l’ère du soupçon pèse sur mon métier, sur mon travail ». Le point est central, parce qu’il dépasse sa situation personnelle. Avec une candidature présidentielle dans le cercle familial immédiat, la question de l’indépendance éditoriale devenait inévitable.
Un départ assumé, mais avec un goût d’inachevé
Ce retrait laisse quand même un regret. Après seulement un an à la présentation du journal de 20 heures, Léa Salamé parle d’un goût d’inachevé.
Elle n’exclut pas, pour autant, un retour. Si Raphaël Glucksmann échoue dans la course à l’Élysée, elle indique que la possibilité existe, tout en précisant que la décision finale reviendra à sa direction. Elle résume l’accord trouvé de façon très nette, « Quand il est candidat, je m’efface. Quand il n’est pas candidat, je retrouve mon poste ».
Le couple, les critiques et la question des compromis
La journaliste a aussi répondu aux critiques apparues fin août, notamment après la réaction de Marlène Schiappa, qui refusait l’idée qu’une femme doive choisir entre sa carrière et son couple. Léa Salamé insiste sur un point, elle a participé à la décision. Elle affirme avoir eu son mot à dire et rappelle qu’une telle situation pèse aussi sur la vie familiale et sur les enfants.
Elle ajoute que les arbitrages ne vont pas toujours dans le même sens. Pendant dix ans, dit-elle, c’est Raphaël Glucksmann qui a fait des compromis pour s’occuper des enfants lorsqu’elle partait travailler très tôt. En parallèle, elle doit bientôt lancer la cinquième saison de Quelle Époque !.
Depuis son départ du 20h, c’est Jean-Baptiste Marteau qui assure l’intérim sur France 2. La suite dépendra donc autant de la campagne présidentielle que des choix de la chaîne.