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Le Groupe Bertrand chercherait à mettre en vente Burger King et l’intégralité de ses enseignes en franchise

Économie
Par La rédaction,  publié le 20 avril 2026 à 18h56, modifié le 20 avril 2026 à 18h57.
Économie
Burger King

Burger KingADN

L’Informé a dévoilé le 17 avril que Bridgepoint, partenaire de référence de Bertrand Franchisée, souhaitait céder sa participation. Ce mouvement capitalistique ne serait pas le seul. Selon nos informations, le Groupe Bertrand chercherait, sous pression de sa dette, un repreneur pour prendre complètement le contrôle de Bertrand Franchise.

Depuis quelques semaines, le petit milieu de la Fusion Acquisition bruisse d’une information insistante. Le Groupe Bertrand aurait, discrètement, mis en vente Bertrand Franchise qui rassemble Burger King, Au Bureau, Volfoni, Hippopotamus, Léon, Jōyō, Le Paradis du fruit, Hanoï Cà Phê et Meatpack Steakhouse, Pitaya et Chik’ Chill.

Vendredi 17 avril, une rumeur fuite dans l’Informé, Bridgepoint, partenaire financier du Groupe Bertrand, prépare la cession de sa participation de 25 % dans le capital. Selon nos informations, cette rumeur ne serait qu’une part de la réalité. C’est bien l’intégralité de Bertrand Franchise qui serait prêt à être vendu. La rumeur Bridgepoint  ne serait, en fait, qu’une étape dans un plan beaucoup plus large.

En effet, ce projet bénéficie, depuis plusieurs mois, d’un plan de communication très intense pour promouvoir le modèle intégré et multi-enseigne du groupe Bertrand. Sous la houlette, Christophe Gaschin, CEO du Groupe Bertrand et de Bertrand Franchise, et Alexandre Simon, CEO France de Burger King, les articles se succèdent pour soigner l’image de l’entreprise et de son enseigne locomotive. Que ce soit le lancement d’un « fond de développement franchise » dans les Échos, la valorisation de la pluralité des enseignes dans le Figaro, les promesses sur l’intelligence artificielle, l’annonce de 150 ouvertures en 2026 ou encore le lancement d’une nouvelle campagne publicitaire avec Jamel Debbouze, les dirigeants sont omniprésents, avec comme point d’orgue le salon de la franchise en mars dernier. C’est d’autant plus étonnant car la société « Bertrand Franchise » a plutôt joué la discrétion depuis sa création en 2018.

Cette opération de communication serait, en fait, le premier jalon d’une stratégie de mise sur le marché de Bertrand Franchise, qui compte 1200 restaurants en France, exploités à 90% par des franchisés, et génère 3 milliards d’euros de ventes sous enseigne.

L’enjeu serait double pour le Groupe. D’abord, attirer les fonds et les potentiels repreneurs pour assainir une situation financière intenable. En 2024, le groupe de restauration avait lever 1,15 milliard d’euros d’obligation afin de refinancer les dettes logées au niveau de Burger King France et le Groupe Flo. En dépit de cette opération, la situation resterait critique. Preuve d’une pression accrue, la note de crédit de Bertrand Franchise a été, en mai 2025, dégradée à ’B-’ par S&P Global Ratings.

En 2023, Bertrand Franchise était parvenu à arracher un financement hybride de 458 millions d’euros auprès de Goldman Sachs Asset Management et d’Alpinvest. Cette opération visait principalement à refinancer la dette historique détenue par Bridgepoint, qui envisageait déjà une sortie du capital. Finalement, la société d’investissement cotée à la Bourse de Londres avait choisi de maintenir son engagement pour quelques mois. La pression financière de la dette semblerait devenir intenable pour le Groupe Bertrand.

Ensuite, tenter de fédérer les franchisés qui pourrait s’inquiéter, voir s’opposer, à un tel projet de cession. Derrière les récentes opérations de communication, Bertrand Franchise tente de rassurer ces entrepreneurs qui ont fait confiance à Bertrand Franchise et qui souffrent économiquement de plus en plus. Un franchisé qui exploite plusieurs restaurants Burger King concède que « les marges sont au plus bas et que la situation devient intenable avec la baisse de la fréquentation. Nous avons le sentiment d’être les vaches à lait pour financer la dette du Groupe Bertrand ».

D’après un rapport de Moody’s publié en décembre 2025, Bertrand Franchise affichait un chiffre d’affaires de 950 millions d’euros et un Ebitda de 284 millions d’euros sur les douze mois glissants clôturés fin septembre. Malgré l’expansion du réseau, la performance est restée stable sur un an, affectée par l’atonie de la consommation et la progression des coûts, notamment celui de la viande.

Derrière les publicités loufoques et la belle histoire du relancement réussi de Burger King, la réalité semble moins idyllique pour le challenger du marché de la restauration rapide, derrière McDonald’s. C’est d’ailleurs pour soulager ses franchisés que le Groupe Bertrand a proposé, à compte du 1er mars 2026, que les redevances de marque payées par ces entrepreneurs deviennent variables et progressives pour les deux premières années d’exploitation.

Ces mesures suffiront-elles à rassurer les franchisés et attirer les repreneurs ? Les prochains mois seront décisifs pour Bertrand Franchise qui, en dépit des 3 milliards d’euros de ventes sous enseigne, serait prêt à passer le relais pour mener la compétition qui fait rage sur le marché de la restauration en France et sortir de la spirale funeste de la dette.

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