L’air respiré dans métro trois fois plus pollué qu’en surface
Une étude de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) rapporte que l'air du métro est trois fois plus pollué qu'à l'extérieur.
C’est presque à se demander s’il ne faudrait pas garder son masque anti-Covid dans le métro ? Non pas que la pandémie s’accélère de nouveau, mais parce que l’air y est assez pollué ! En 2019 déjà, un rapport remis par le CNRS mettait en évidence la présence de pollution aux particules fines mais aussi ultrafines (supérieure aux seuils fixés par l’OMS) dans le métro parisien et le RER.
Particules fines mais aussi ultrafines
Après son enquête, l’Agence nationale de sécurité sanitaire recommande de renforcer les mesures de la qualité de l’air dans ces réseaux souterrains avec, par exemple, une ventilation meilleure.
Des seuils supérieurs à ceux fixés par l’OMS
L’Anses précise aux sujets de ces mesures que : « Le taux de particules dans l’air y est en moyenne trois fois plus élevé que dans l’air extérieur urbain. Cette pollution est notamment due aux frottements avec les voies, notamment lors des freinages. Les poussières sont en outre remises régulièrement en suspension au passage des rames« , est-il écrit.
Frottements avec les voies, notamment lors des freinages
Pour L’Anses il faut remplacer le matériel roulant, changer et faire évoluer les systèmes de freinage et donc améliorer la ventilation, explique le directeur de l’évaluation des risques à l’Anses, Eric Vial. L’agence recommande de renforcer les mesures de la qualité de l’air dans ces réseaux souterrains. Sur le réseau parisien ‘il n’y a que trois stations qui sont bien instrumentées’, pointe Eric Vial.
Il n’y a que trois stations qui sont bien instrumentées
L’association Respire dénonce une problématique qui n’est pas suffisamment prise en compte. Après une plainte déposée l’an passé envers la RATP (pour ‘tromperie aggravée’ et ‘blessures involontaires’), le directeur de Respire, Olivier Blond rappelait que « la pollution de l’air entraîne entre 48 000 et 100 000 décès chaque année ».