La voiture de fonction pour contrer la hausse des prix à la pompe ?

Image d'illustration. Gros plan d une buse de carburant insérée dans le réservoir d une voiture à une station serviceADN
Face à la flambée des prix à la pompe, certains salariés s’appuient sur leur véhicule de fonction pour alléger leurs dépenses de carburant au quotidien, utilisant ce privilège professionnel comme solution pour contrer la hausse du coût de l’essence.
Tl;dr
- Prix du carburant atteint 2 euros le litre.
- Les automobilistes adoptent astuces pour limiter la dépense.
- GPL, covoiturage et vélo plébiscités face à la flambée.
Des stratégies d’automobilistes face à la flambée des prix
Dans les rues de Lille, le coût du carburant devient un véritable casse-tête pour de nombreux automobilistes. Depuis quelques jours, il faut débourser en moyenne deux euros pour chaque litre d’essence ou de diesel. La montée persistante du cours du baril de brut laisse peu d’espoir d’un retour à la normale à court terme. Face à cette situation, les conducteurs n’ont d’autre choix que de s’adapter et de multiplier les astuces pour alléger leur facture.
Nouvelles habitudes et systèmes D au quotidien
Hugo, jeune propriétaire d’un SUV, témoigne : « Je ne suis pas un gros rouleur, mais j’avais l’habitude de faire le plein en Belgique. Aujourd’hui, l’écart de prix n’est plus suffisant ». Comme beaucoup, il a dû revoir ses habitudes. Désormais, il privilégie le vélo ou la trottinette électrique, dès que la météo le permet. À ses côtés, Céline, mère de famille habitant la campagne lilloise, bénéficie d’un avantage rare : sa voiture fonctionne au GPL. Ce carburant lui permet de limiter l’impact des hausses. Elle précise : « On optimise les trajets et on remplit davantage le frigo en une seule fois ». Une application mobile complète ce dispositif pour traquer les stations aux prix les plus abordables.
Le GPL, un atout encore marginal mais convoité
Pour certains, rouler au GPL s’avère être une solution efficace. Louis, policier, possède également un véhicule adapté : « Le litre est à 91 centimes et n’a augmenté que modérément ». Cependant, lorsqu’il doit remplir son véhicule de service – alimenté en carburant classique – c’est l’État qui absorbe la hausse, le contrat ayant changé de fournisseur récemment.
L’exception des privilégiés et astuces diverses
Dans cette station du centre-ville, pendant qu’une Lamborghini jaune attire tous les regards, son propriétaire relativise : « C’est juste pour le week-end… En semaine je roule en Mercedes GLC diesel ». Plus discrètement, d’autres partagent leurs propres solutions :
- Covoiturage sur Lille pour limiter les frais.
- Plein réalisé près du domicile plutôt qu’en cherchant une station moins chère trop loin.
- Utilisation exclusive du véhicule de société quand c’est possible.
Mais tous s’accordent sur un point : malgré la diversité des stratégies et la solidarité affichée dans l’épreuve, nul ne semble croire à une baisse rapide des prix du carburant. En attendant mieux, chacun compose avec ses moyens et une bonne dose d’ingéniosité.