La SNCF franchit le cap des 25 millions de voyageurs transportés pendant l’été

Image d'illustration. Train à grande vitesse en mouvementADN
La SNCF a enregistré une fréquentation record durant la période estivale, dépassant le cap des 25 millions de voyageurs. Ce chiffre illustre le fort engouement pour le train cet été, confirmant la reprise du trafic ferroviaire en France.
Tl;dr
- Forte hausse de fréquentation sur les trains SNCF cet été.
- La concurrence dynamise les offres et fait baisser les prix.
- Montée en puissance du service low cost Ouigo.
Un été sous le signe de la croissance pour la SNCF
À la faveur de conditions particulièrement favorables, notamment grâce à des ponts autour du 14 juillet et du 15 août, le réseau ferroviaire français a connu une fréquentation record. Cet élan s’est également nourri d’un retour marqué des déplacements professionnels vers Paris, en progression notable de 16 % comparé à l’année précédente, marquée par les Jeux olympiques.
Selon le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, plus de 25 millions de passagers ont emprunté les grandes lignes TGV et Intercités sur les seuls mois de juillet et août. « Il y a un appétit de trains », a-t-il observé jeudi à Paris, précisant qu’« un TGV sur trois était complet ».
Dynamisme et concurrence : un marché sous tension positive
Si la ligne Paris-Marseille retient l’attention, c’est parce que l’arrivée de nouveaux acteurs, tels que Trenitalia, bouleverse la donne depuis fin juin. Sur cet axe très disputé, la SNCF affiche une hausse impressionnante des réservations (+9 % par rapport à l’an passé). De façon générale, les destinations plébiscitées demeurent la façade Atlantique et le littoral méditerranéen, tandis qu’une montée en puissance est également enregistrée sur l’offre à destination des Alpes.
Parallèlement, les services régionaux ne sont pas en reste. La fréquentation des TER croît en moyenne de 4 %. Sur la Côte d’Azur, notamment autour de Nice, où la SNCF a récemment remporté un appel d’offres stratégique, le nombre de trains a bondi de 75 %, sans sacrifier ni la régularité ni la qualité du service. La région Paca cristallise d’ailleurs les enjeux avec l’émergence du concurrent Transdev sur Nice-Marseille ; le suspense demeure quant à l’attribution prochaine d’un troisième lot régional.
Baisse des prix et montée en gamme du low cost ferroviaire
L’ouverture à la concurrence génère également un effet bienvenu pour les voyageurs : une érosion des tarifs. Sur Paris-Lyon, où plusieurs opérateurs se partagent désormais le marché depuis 2021, on observe une baisse moyenne des prix de l’ordre de 10 %. Ce mouvement s’explique par une stratégie renouvelée : multiplication des offres low cost via Ouigo, réduction parallèle du nombre de rames Inoui.
D’après Christophe Fanichet, « d’ici à 2030, un TGV sur trois sera un Ouigo ». Cette perspective souligne le virage pris par l’opérateur public qui s’appuie aussi sur sa force technologique : gestion centralisée de la billetterie régionale via l’application SNCF Connect. Celle-ci continuera d’assurer la vente « de tous les billets liés au trafic régional », même pour les lignes exploitées par d’autres compagnies. Pour reprendre ses mots : « Il faut garantir la continuité territoriale. »