La situation des nappes phréatiques est optimale avant l’été

Illustration. Une nappe phréatique. ADN
Malgré les pluies printanières, le Roussillon fait toujours face à un déficit préoccupant d'eau, selon le BRGM. Cette amélioration peut-elle durer ?
Tl;dr
- Les nappes phréatiques françaises sont globalement en bon état.
- Seuls 19% sont sous les normales, une amélioration par rapport au mois précédent.
- Les précipitations abondantes ont permis de recharger les nappes.
- Même si l’été s’annonce chaud, le BRGM prévoit une situation moins difficile que l’année dernière.
Amélioration de la situation des nappes phréatiques françaises
Selon un nouveau bulletin publié vendredi par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le paysage hydrographique français présente un tableau globalement positif. En effet, 70% des nappes d’eau souterraines du pays se situent au-dessus des normales saisonnières, une progression notable par rapport aux 65% enregistrés le mois précédent.
« Nous avons une situation « très satisfaisante et assez exceptionnelle » , a exprimé Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM, lors d’une présentation à la presse. Seuls certains secteurs comme les Pyrénées-Orientales et la Corse nécessitent une attention particulière, avec des niveaux inférieurs à ceux de mai 2023.
Un hiver propice à la recharge des nappes
Cette embellie est essentiellement attribuée à un hiver 2023-2024 marqué par des précipitations « très excédentaires « . Cette période humide a persisté jusqu’en mai, provoquant une recharge importante des nappes traditionnellement en phase de vidange à cette saison en raison des besoins en eau de la végétation.
💧 État des nappes d’eau souterraine au 1er juin 2024
Que retenir
🔸 39% des niveaux sont en baisse (39% en mars), 38% sont en hausse
🔸 19% des niveaux sont sous les normales mensuelles (22% le mois dernier et 66% en 2023)
🔸 La situation s’améliore par rapport au mois dernier pic.twitter.com/lehbg36TST— BRGM (@BRGM_fr) June 14, 2024
Un printemps météorologique aux records pluvieux
Autre facteur non négligeable, le printemps météorologique -qui regroupe les mois de mars, avril et mai- s’est illustré par une pluviométrie particulièrement favorable. Il a en effet été recensé comme « le plus pluvieux depuis 2008 « , confirme Météo-France.
Toutefois, si la situation est jugée « très satisfaisante » dans l’ensemble de la France, quelques points noirs persistent. C’est notamment le cas dans l’Aude et surtout les Pyrénées-Orientales, dans les régions du massif des Corbières et de la plaine du Roussillon où les maigres précipitations d’avril et de mai n’ont pas suffi à combler les déficits.
Un été moins difficile malgré des températures plus élevées que la normale
Même si l’été s’annonce plus chaud que les normales sur l’ensemble du territoire, le pays devrait connaitre « une période estivale moins difficile que l’an dernier » où deux tiers des départements étaient encore en alerte rouge sécheresse en octobre, prévoit le BRGM.
Le Bureau invite néanmoins à la vigilance quant aux prélèvements dans les nappes et aux régions du Roussillon, de l’Aude et du nord de la Corse qui pourraient rester tendues sur l’approvisionnement en eau.