La « peste du chat » : un danger mortel pour les tigreaux et nos animaux domestiques ?

Deux jeunes tigres sont morts après avoir été contaminés par la panleucopénie féline, une maladie virale très contagieuse aussi appelée "peste du chat". Ce virus touche principalement les félins, y compris les animaux de compagnie.

Image d'un petit tigre du Bengale avec un ballon dans la nature verte.
Image d'illustration. Tigre bengal jouant avec un ballon — ADN

Tl;dr

  • Deux bébés tigres meurent d’une infection virale.
  • Le zoo de Bandung reste fermé pour problèmes internes.
  • Amélioration de la biosécurité annoncée après ce drame.

Des tigreaux victimes d’un virus redoutable

Au cœur de l’Indonésie, dans la ville de Bandung, la disparition tragique de deux jeunes tigres du Bengale, prénommés Huru et Hara, endeuille le personnel du zoo local.

Ces félins, nés en juillet dernier, ont succombé en début de semaine à une infection par la panleucopénie féline (FPV). Selon un responsable de la conservation, le diagnostic est sans équivoque : le virus a frappé dès la naissance, s’avérant fatal pour ces petits animaux particulièrement vulnérables.

Les symptômes d’une maladie foudroyante

Avant leur décès, les deux tigreaux présentaient des signes alarmants : diarrhée persistante, vomissements répétés et une léthargie inhabituelle. D’après les Instituts nationaux de la santé des États-Unis, la FPV – surnommée « peste du chat » – se propage surtout parmi les félins non vaccinés ou insuffisamment immunisés en captivité.

Malgré l’intervention rapide des vétérinaires, Hara a perdu la vie mardi, suivi deux jours plus tard par son frère Huru. Leur mère, Jelita, est quant à elle restée en bonne santé.

Gestion contestée et fermeture prolongée du zoo

Cette double perte intervient alors que le zoo de Bandung, situé à environ 150 kilomètres au sud-est de Jakarta, demeure inaccessible au public depuis plusieurs mois. Les responsables invoquent des difficultés internes pour justifier cette fermeture prolongée.

Rappelons qu’en 2017 déjà, des associations avaient réclamé sa fermeture après avoir constaté que des ours malais amaigris sollicitaient désespérément de la nourriture auprès des visiteurs – certains allant jusqu’à manger leurs propres excréments.

Biosécurité et perspectives d’avenir

Face à ce nouvel incident dramatique, le maire de Bandung, Muhammad Farhan, a pris la parole sur Instagram : « C’est une leçon importante pour nous. La mesure que nous pouvons prendre dès maintenant est d’améliorer la biosécurité. » Parmi les mesures envisagées figurent :

  • Mise à niveau des protocoles sanitaires
  • Sensibilisation accrue du personnel aux risques infectieux

Ces décisions visent à prévenir tout nouveau drame chez les pensionnaires du parc zoologique.

Les autorités municipales n’ont pas pu être jointes pour commenter davantage cette situation déjà délicate, mais l’émotion reste vive parmi les défenseurs de la faune locale.

Jérôme Nelra

Éditeur·rice

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Animaux Maladie

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.