La motion de censure contre le gouvernement Attal rejetée par les députés
Le texte de la Nupes n'a recueilli que 124 des 269 voix requises pour être adopté.
Gabriel Attal a donc vécu la première motion de censure de son gouvernement ce lundi 5 février.
Faute de soutien par les groupes Les Républicains et Rassemblement national, le texte déposé par la gauche a sans surprise été rejeté en ne recueillant que 124 sur 289 requises.
Ce que reprochaient les groupes de gauche à Attal
Ainsi, la gauche accusait le Premier ministre de vouloir mener « la guerre aux pauvres », évoquant ses annonces sur la suppression de l’allocation de solidarité spécifique, remplacée par le RSA ou la promesse d’assouplissement de la loi SRU sur les logements sociaux.
Mais aussi, de ne pas avoir sollicité de vote de confiance de l’Assemblée nationale après sa déclaration de politique générale le 31 janvier dernier.
« Une motion de censure préventive »
Face aux députés, Gabriel Attal a dénoncé une « motion de censure préventive » venant des rangs d’une gauche qui loue « le blocage permanent » et veut faire revivre un « mythe collectiviste ».
Le Premier ministre a fustigé « un nouveau record », à savoir celui « de vitesse du dépôt d’une motion de censure ». Il s’est en outre engagé à « toujours garder [sa] porte ouverte » et à « toujours respecter le Parlement et le débat d’idées ».
« Vous n’êtes qu’un obligé » d’Emmanuel Macron
Manuel Bompard, pour La France insoumise, a lancé « Tout le monde sait que vous n’êtes qu’un obligé » d’Emmanuel Macron à l’adresse de Gabriel Attal. Selon lui, il s’agissait avec cette motion de censure de « protéger le peuple des souffrances », de la hausse des prix de l’énergie ou de la « réduction des allocations-chômage ».
À l’Assemblée, la nouvelle ministre de l’Education nationale et des Sports Amélie Oudéa-Castéra avait été la cible des de Mathilde Panot, cheffe des députés LFI. La ministre a confié scolariser ses enfants dans le privé dans le VIe arrondissement de la capitale, et la députée insoumise y voit le « symbole de l’ensemble de votre gouvernement », « oligarchie, par ici ; haute bourgeoisie par là ».