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Karim Wade libéré : « une victoire du droit et de la justice »

International > Justice > Afrique
Par Gael Brulin,  publié le 25 juin 2016 à 9h40.

Alors qu'il avait été condamné à six ans de prison pour enrichissement illicite, le fils de l'ex-président du Sénégal Karim Wade a été gracié par le chef de l'État Macky Sall. Le coordinateur du FDPR Sidy Fall estime cependant que cette libération n'est pas suffisante.

En mars 2015, le fils de l’ancien président du Sénégal et candidat à à la présidentielle Karim Wade avait été condamné à six ans de prison ferme et plus de 138 milliards de FCFA d’amende (plus de 210 millions d’euros) pour enrichissement illicite.

Et vendredi, le chef de l’État Macky Sall a prononcé la grâce de celui qui, en octobre 2010, avait été nommé ministre de l’Énergie par son père. Cette libération n’a pas forcément été très bien accueillie au pays, notamment par le Front patriotique pour la défense de la République (FPDR), un rassemblement de tous les partis d’opposition du Sénégal.

Sénégal : la libération de Karim Wade « ne suffit pas »

Toutefois, quand bien même des zones d’ombre persistent quant à la raison de l’incarcération de Karim Wade et celle de sa libération, le coordinateur du FPDR Sidy Fall estime que cette dernière « avant tout une victoire du droit et de la justice ». Auprès du Point Afrique, il « rappelle que le groupe des Nations unies contre la détention arbitraire avait jugé que l’arrestation de Karim revêtait un caractère arbitraire. De la même manière, sa libération aujourd’hui est tout aussi arbitraire. Car, après tout, il reste la question de savoir ce qu’il a fait pour être incarcéré et ce qu’il a fait pour être libéré. Personne ne le sait.

Je précise également que la CREI [NDLR :  Cour de répression de l’enrichissement illicite] est contraire à toutes les normes régies par le droit international par l’inversion de la charge de la preuve qui incombe à l’accusé. Macky Sall a suivi l’ultimatum des Nations unies, c’est bien. Mais il ne suffit pas de libérer Karim Wade, il faut aussi qu’on lui rétablisse ses droits en tant que citoyen sénégalais. »

« Macky Sall ne pouvait plus le maintenir en prison »

Pour M. Fall, la libération de l’ancien ministre ne pouvait être qu’imminente : « Le maintien de Karim Wade en prison représentait une source d’instabilité pour le Sénégal. Macky Sall ne pouvait plus le maintenir en prison au risque de saper la cohésion sociale. »

Avant de déplorer l’une des significations de cette grâce, celle, selon le coordinateur, d’une justice n’agissant pas en tout liberté : « La libération de Karim Wade prouve, si besoin en était, que l’État de droit est à construire au Sénégal. Les motivations liées à son arrestation sont purement politiques. Ce qui veut dire que la justice n’est pas indépendante au Sénégal, même s’il existe de nombreux magistrats qui exercent leur métier avec dévouement, loyauté, dotés d’une grande déontologie professionnelle. »

Le Récap
  • Sénégal : la libération de Karim Wade « ne suffit pas »
  • « Macky Sall ne pouvait plus le maintenir en prison »
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