Jumpers : le pari audacieux de Pixar pour séduire les familles

Image d'illustration. JumpersDisney / PR-ADN
Le film d'animation Jumpers du réalisateur Daniel Chong sera le test crucial de Pixar pour retrouver sa place d’exception au cinéma.
Tl;dr
- Pixar tente de relancer l’originalité au cinéma avec Jumpers, après le succès mitigé de plusieurs films récents comme Elio.
- L’histoire suit Mabel et son castor robotique dans une aventure audacieuse visant à protéger le règne animal.
- Le lancement sera crucial, face à des concurrents majeurs comme The Super Mario Galaxy Movie, et dans un contexte où les suites dominent le box-office.
Le défi de l’originalité au cinéma
Depuis plusieurs années, il est devenu extrêmement difficile de transformer une création originale en véritable succès commercial, à l’exception notoire du genre horrifique. Dans ce climat incertain, Pixar tente de retrouver sa place d’exception avec Jumpers, dont la sortie est programmée au cinéma pour le 6 mars 2026. Le studio, pilier de l’innovation chez Disney, doit composer avec des résultats décevants : Elio, par exemple, n’a généré que 154 millions de dollars dans le monde, tout juste à la hauteur de son budget.
Un pari risqué mais nécessaire
Aux commandes du projet, on retrouve Daniel Chong, créateur de la série d’animation Ours pour un et un pour t’ours. Le film nous plonge dans l’univers de Mabel (interprétée par Piper Curda), passionnée d’animaux capable de transférer sa conscience dans un castor robotique grâce à une technologie inédite. Sa rencontre avec King George (doublé par Bobby Moynihan) débouchera sur une alliance improbable visant à unir le règne animal contre une menace humaine imminente. Un scénario audacieux qui s’inscrit dans la tradition des grandes histoires originales signées Pixar. Mais l’enjeu est de taille : après une série d’échecs récents, le studio ne peut plus se permettre un nouveau revers.
L’équation du box-office et la pression des suites
L’incertitude règne sur les prévisions. Selon Box Office Theory, Jumpers pourrait démarrer entre 22 et 31 millions de dollars le premier week-end, quand Box Office Pro table plutôt sur 50 à 60 millions de dollars. Cette fourchette reflète l’importance cruciale du lancement pour la suite. Pour illustrer cette réalité :
- Coco, sorti en 2017, avait démarré à 50,8 millions dollars avant d’atteindre 823 millions de dollars au total.
- A contrario, des films comme Buzz l’Éclair ou En avant, perturbés par la pandémie ou boudés en salle, ont peiné à convaincre.
Face à ces difficultés, les franchises s’imposent naturellement : la confirmation récente d’un Coco 2 et les records explosés par Vice-versa 2 (1,69 milliard de dollars au box-office) montrent bien que les suites restent des valeurs sûres — mais elles ne peuvent suffire éternellement.
Une concurrence féroce dès la sortie
Pour couronner le tout, la fenêtre de lancement s’annonce encombrée : entre la sortie quasi simultanée de The Bride!, l’arrivée de Scream 7 et surtout celle du colossal The Super Mario Galaxy Movie, le défi est immense. Certes, ces films ciblent parfois des publics différents ; néanmoins, la compétition pour attirer les familles sera rude. Reste donc à voir si Pixar, grâce à une histoire originale portée par sa patte unique, saura rallumer l’étincelle auprès du grand public.